Un homme de 59 ans a été condamné à 20 mois de prison pour avoir fait chanter sous des identités usurpées de fortes sommes d’argent en les menaçant de révéler leurs pratiques sexuelles. Il avait été découvert bêtement en oubliant son ordinateur dans une prairie.
En mars 2021, un ouvrier agricole découvre dans une prairie de Battice un ordinateur ouvert sur une page visiblement de transaction financière, et un GSM. Il rapporte le tout à la police. Le lendemain, un homme l’aborde et lui demande s’il n'a pas trouvé ces objets, et l’ouvrier lui dit qu’il a apporté le tout à la police. Il lui raconte qu’il faisait des tests sur une antenne, ce que son interlocuteur a trouvé louche.
L’homme se rend alors à la police pour récupérer son matériel, et se jette ainsi dans la gueule du loup. Car la police a elle aussi trouvé cette histoire louche, et la fouille de son GSM et de son ordinateur ont permis de découvrir des messages et des sms compromettants par lesquels on réclamait de l’argent et qui ressemblaient fort à du chantage. L’enquête permet de faire le lien avec quatre personnes qui avaient déposé plainte parce que quelqu’un leur réclamait de l’argent, et pas un peu puisqu’il s’agissait de 10.000 euros voire 20.000 euros, sous la menace de révéler à leur épouse et de rendre public leur fréquentation d’un site de rencontre pour homosexuels, ou des rapports qu’ils avaient eu avec lui.
On découvre aussi que pour ce faire, le suspect avait utilisé plusieurs gsm dont l’abonnement avait été souscrit chez plusieurs opérateurs sous une identité usurpée avec une fausse adresse qui correspondait à des maisons non occupées. Des personnes qui avaient soit perdu leur carte d’identité, soit fréquenté le magasin de matériel d’alarme qu’il exploitait.
L’étau se refermait sur Marc (59 ans) qui a été arrêté et à du répondre devant le tribunal correctionnel d’une série de préventions : extorsion de fonds, harcèlement, faux, usurpation d’identité, port de faux nom etc.. Penaud, il reconnaissait le tout, invoquant qu’à cette époque, il vivait un mal être psychologique suite à sa séparation d’avec son épouse après 26 ans de mariage Mais une expertise psychologique met plutôt en avant sa difficulté à vivre son identité sexuelle en en rendant ses victimes responsables.
Le ministère public avait fustigé cette posture victimaire et son absence de remise en question et réclamé 20 mois de prison, tandis que la défense espérait une peine de travail ou une simple peine de probation, soit des conditions à suivre sans sanction. Ce que, devant la gravité des faits, le tribunal a refusé en condamnant Marc à 20 mois de prison, avec sursis probatoire pour le surplus de la détention préventive.
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