« Non à la suppression des nominations », c'est le message porté par les membres du personnel communal de Verviers. Encadrés par la CGSP et la CSC, ils étaient 80 à manifester ce lundi pour le maintien au budget 2025 d'une enveloppe de 80 mille euros.
Une vague orange à l'assaut de l'hôtel de ville. Qu'il soit ouvrier ou employé, le personnel communal de Verviers est mécontent et entend le faire savoir. En cause, la suppression de l'enveloppe budgétaire pour nommer une demi-douzaine d'agents d'ici la fin de l'année... Un retrait qui passe mal. « Cette enveloppe de 80 mille euros qui avait été prévue, on demande à ce qu'elle soit conservée absolument, insiste Benoît Piron, Délégué syndical CSC Services publics. Puisque que c'est la dernière chance d'être nommé avant 2026 où on annonce totalement la suppression dans le service public. »
Le personnel est d'autant plus inquiet que cette somme, selon les syndicats, lui avait été promise. « C'est un budget qui a été voté le 25 juin 2025 pour la valorisation et la nomination mais voilà, monsieur Degey et monsieur Chefneux, ont décidé que, sous prétexte du Crac et du plan Oxygène, cette ligne ne devait plus apparaître donc les 80 mille euros disparaissent et on ne garantit plus les nominations, ce qui va engendrer des problèmes au niveau des cotisations pour ceux qui sont nommés donc c'est une chaîne sans fin », ajoute Vincent Sisterman, Délégué syndical CGSP Admi.
Maxime Degey absent, les manifestants ont rencontré Jean-François Chefneux. S'il dit comprendre et partager leur crainte, il persiste et signe. « En 2024, on a refusé le prêt Crac, on en a assumé les conséquences en puisant l'argent sur notre compte d'épargne. Dans le budget 2025, on n'est pas capable de le faire donc on estime nécessaire de demander au Crac de nous aider en prêtant de l'argent. On a demandé 11 millions d'euros et donc, comme les conditions, mêmes si elles ne sont pas encore sur la table pour signature nous sont connues et comme le Crac l'a rappelé, s'il y a une enveloppe de nomination, il n'y a pas de financement. Et s'il n'y en a pas alors comment fait-on?, s'interroge Jean-François Chefneux, Echevin du Budget. L'impact est encore pire. »
Il rappelle aussi que ces 80 mille euros n'auront pas d'impact sur l'emploi réel. L'équilibre des comptes lui est en jeu, il faut faire des choix. « On est la tête sous l'eau au niveau financier en raison de décisions que nous n'avons pas prises, explique Jean-François Chefneux. C'est l'impact de décisions prises ces dernières années en se cachant les yeux et en se disant que les communes assument, ça ça devient insupportable. L'impact sur les pouvoirs locaux va devenir très très délicat. »
Syndicats et Ville ont prévu de se revoir pour tenter de trouver un terrain d'entente dans le dialogue car la priorité de la CGSP et de la CSC est bien la préservation de l'emploi.
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