Ce jeudi matin, plusieurs actions sont menées devant le domicile de députés de la majorité en Fédération Wallonie-Bruxelles. À Spa, un groupe d’enseignants s’est ainsi rassemblé devant le domicile de Charles Gardier.
Dès 7 heures du matin, un groupe d’enseignants, issus de plusieurs établissements de Theux et de Spa, s’est rassemblé devant le domicile de Charles Gardier, président de la commission de l’Enseignement au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les participants souhaitaient obtenir un échange direct avec l’élu au sujet des réformes actuellement contestées dans le secteur.
Si le député MR ne cache pas son malaise face à cette forme d’action menée à son domicile, il a néanmoins accepté de venir à la rencontre des manifestants afin d’engager le dialogue.
Je n'ai aucun grief particulier. Il n'y a rien de négatif à dire. Je vais continuer à les écouter avec attention et essayer, quand ce sera possible de relayer leurs demandes, ...
"Je leur ai dit clairement que je trouvais cela intrusif. Quand on est responsable politique, on sait que ce sont des choses qui peuvent arriver, mais c’est difficile pour le voisinage, pour la famille et pour les proches. Ceci étant dit, la manière dont cela s’est déroulé a été absolument courtoise. Je n’ai aucun grief particulier et rien de négatif à dire. J’ai appris certaines choses. J’ai trouvé leur manière de présenter leurs problèmes et leurs inquiétudes tout à fait correcte et logique. Je vais continuer à les écouter avec attention et, lorsque ce sera possible, relayer leurs demandes et essayer de les rassurer autant qu’il est possible de le faire", explique le député.
Un appel au dialogue
Sans violence ni débordement, les enseignants ont profité de cette mobilisation pour mettre en lumière les réalités du terrain et exprimer leurs inquiétudes face aux mesures actuellement discutées.
Selon eux, cette action visait avant tout à obtenir une écoute directe de la part des responsables politiques et à faire entendre les préoccupations du monde de l’enseignement.
Nous ne sommes pas vraiment écoutés !
"Nous espérons mettre en lumière les difficultés que nous rencontrons au quotidien dans notre travail et dans l’encadrement des élèves. Nous faisons face à un manque de moyens et de financement qui complique la mise en place de nombreux projets. Il y a aussi tous ces collègues qui risquent de perdre leur emploi, ainsi que les jeunes enseignants qui pourraient se retrouver sans heures dès le mois de septembre. Beaucoup sont découragés et envisagent même de quitter la profession. Tout cela aura des conséquences sur la qualité de l’encadrement offert aux élèves. Or, au vu des difficultés auxquelles ils sont confrontés aujourd’hui, cet accompagnement est plus nécessaire que jamais. Pourtant, à ce niveau-là, nous ne sommes pas vraiment écoutés", précise Abel Pescher, professeur d'éducation physique.
Des conséquences concrètes pour les enseignants
Parmi les manifestants, plusieurs enseignants se disent directement concernés par les réformes en préparation. Ils redoutent notamment l’impact de certaines mesures sur leurs conditions de travail, mais aussi sur l’organisation et le fonctionnement des établissements scolaires.
Une mobilisation symbolique
Menée dans le calme, cette action a permis un échange direct entre les acteurs du terrain et le monde politique. Si la méthode employée peut faire débat, la rencontre a offert aux enseignants l’occasion d’exposer leurs préoccupations directement au président de la commission de l’Enseignement et de rappeler les inquiétudes qui traversent actuellement le secteur.
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