L’Académie des Beaux-Arts de Verviers continue de se dégrader, et désormais, les constats sont actés au plus haut niveau. Interrogée au Parlement, la ministre-présidente Elisabeth Degryse confirme l’état critique du bâtiment.
Toiture défaillante, installation électrique non conforme, besoins urgents en ventilation, interrogations sur la stabilité de certaines structures, performances énergétiques insuffisantes et manque d’espaces pédagogiques. Des éléments qui viennent valider les alertes répétées du terrain.
« Ces constats confirment la gravité de la situation », souligne le député Ersel Kaynak (PS)
Un dossier à l’étude, mais sans échéance
La Ville de Verviers a introduit une candidature dans le cadre du Plan d’investissements exceptionnels (PIE). Les analyses administratives sont désormais terminées et le dossier est actuellement à l’examen. Mais aucune décision n’est annoncée. Et surtout, aucun calendrier n’existe. « La réglementation ne prévoit aucun délai pour la validation des projets retenus », précise la ministre-présidente Elisabeth Degryse. Une absence de timing qui alimente l’inquiétude sur le terrain.
Une urgence qui s’installe dans la durée
Sur place, la situation ne cesse de se tendre. La Ville a déjà dû engager des travaux d’urgence pour maintenir l’occupation du bâtiment. Mais ces interventions ne font que retarder l’inévitable. Chaque mois sans décision repousse les investissements nécessaires et fragilise un peu plus l’avenir de l’établissement. « Les élèves, les enseignants et toute la communauté éducative ne peuvent rester plus longtemps dans l’attente », insiste Ersel Kaynak.
Pour l’heure, l’Académie des Beaux-Arts de Verviers continue de fonctionner dans un bâtiment vieillissant, alors que son avenir dépend toujours d’une décision qui, elle, se fait attendre.
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