Ce jeudi matin, la majorité spadoise a tenu à faire le point sur sa santé financière : « Non, Spa n'est pas au bord de la faillite ». Elle dégage même à nouveau un bas de laine de 1,3 million d'euros au compte 2025.
Le Collège communal de Spa était presque au complet ce jeudi pour faire le point sur les finances de la Ville avant le conseil communal consacré au compte 2025. Un compte affichant un boni de plus de 1,5 million d’euros sur un budget global de 26,8 millions d’euros. De quoi répondre, selon la majorité, aux critiques sur l’état des finances spadoises.
« Notre volonté était de tordre le cou à une croyance populaire », affirme le bourgmestre Nicolas Tefnin.
« On a entendu que Spa était au bord de la faillite, que le CRAC allait venir gérer nos budgets… Ce n’est pas du tout le cas. Les comptes 2022, 2023, 2024 et 2025 sont tous en boni. »
Près de 8 millions d'euros de Spa Monopole
La majorité explique ces résultats par une gestion rigoureuse, mais aussi par une redevance plus importante que prévu versée par Spa Monopole en 2025, à hauteur de 7,8 millions d’euros.
D'autres chiffres au niveau des subsides et du personnel ont aussi été affinés. Il faut savoir que toute les communes doivent prévoir dans leur budget des dépenses et des recettes. Ces chiffres sont ensuite précisés au fur et à mesure dans des modifications budgétaires (dit MB), puis définitivement clôturés dans un compte.
Au cœur des débats : le ratio d’endettement de la Ville.
Ainsi, au budget 2026, le ratio du volume de la dette de Spa était estimé 124,99 %, soit juste sous la limite régionale fixée à 125 %, il redescend aujourd’hui à 96 % et devrait atteindre environ 110 % d’ici la fin de l’année. Pour la première échevine Alda Greoli, les chiffres doivent être contextualisés.
« Si je vous parle uniquement des 124,99 %, cela semble catastrophique. Mais ce ratio tenait compte d’investissements programmés, qui étaient décidés mais qui n’étaient pas encore réalisés. Aujourd’hui, on le ramène à 96?% car on voit mieux quand ces investissements auront réellement lieu. »
Et d’insister : « Non, la Ville de Spa n’est pas du tout en difficulté financière. »
Le lac de Warfaaz et le pôle social: des investissements importants
Les travaux d'aménagements du lac de Warfaaz budgété en 2025 sont reportés fin 2026 et pourraient, par exemple, affecter la dette. Sur un budget global de 18 millions d'euros, la Ville y investit 2,6 millions d'euros. Le nouveau pôle social impacte aussi les finances spadoises. Là, sur 7 millions d'euros, plus de 5 millions sont assumés par la Ville de Spa. Un investissement pleinement assumé par Nicolas Tefnin.
« Il suffit de voir dans quelles conditions les citoyens étaient reçus au CPAS et dans quel environnement travaillait le personnel », explique-t-il. « Pour moi, il y avait une urgence liée à la dignité des gens. »
"Spa n'est pas une ville comme les autres"
Pour financer ses ambitions, la majorité mise sur la recherche de subsides et de partenaires privés, comme cela a déjà été fait pour la restauration des anciens thermes. Un défi permanent pour une commune de seulement 10 000 habitants. « Spa n’est pas une ville comme les autres », souligne Alda Greoli. « Nous avons à la fois des réalités sociales comparables à celles de grandes villes et un patrimoine historique exceptionnel auquel il faut redonner une seconde vie. »
Parmi ces biens patrimoniaux figurent notamment la Villa royale Marie-Henriette où la majorité voudrait installer son administration, le Waux-Hall ou même le casino.
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