Une conséquence de la période funeste du covid. Un couple a très mal vécu cette période, au point d’amener une femme à boire plus que de raison et jusqu’au tribunal, où elle a écopé de 1 an de prison, avec sursis probatoire.
Depuis 2007, Nicole et Simon (prénoms d’emprunt) formaient un couple normal, équilibré, selon leur dire en tout cas. Mais est survenu le covid, et tout s’est dégradé au sein du couple, jusque la séparation et le divorce, ce qui est loin d’être un cas unique. Par contre, ce qui est plus rare, c’est que cette crise a amené Nicole (39 ans) devant le tribunal correctionnel, où elle est poursuivie pour coups et blessures répétés à son mari, mais aussi à son fils de 12 ans, ainsi que pour harcèlement et menaces, sur une période d’un an et demi, de 2021 à 2022.
Devant le tribunal, elle s’en explique : « Tout s’est dégradé pendant le confinement, nous en avions ras le bol de vivre l’un sur l’autre. On se disputait, il me cherchait, on était responsables tous les deux mais je reconnais que je suis allé trop loin. Il faut dire que je m’étais mise à boire beaucoup trop, moi qui, jusque avant le covid, n’avais pas bu une goutte d’alcool. » Trop loin, au point de faire des crises de boisson et que Simon a déposé pas moins de six plaintes pour des scènes où il est question de coups de poing et d’une dent cassée, de morsures, de griffures, de casse d’objets et de mobilier, de menaces avec un couteau, ou un tabouret. Et aussi d’avoir lancé une bouteille à la tête de son fils André (idem), la seule chose qu’elle conteste vraiment : « Il m’avait mal parlé, de colère, j’ai lancé une bouteille d’eau dans sa direction, sans aucune intention de lui faire du mal ni de le blesser. » Ce dernier dira qu’elle se saoule régulièrement avec du vin rosé ou des cannettes de bière, tandis que sa fille dira que sa mère devenait méchante quand elle avait bu.
Une séparation mal vécue.
Au bout de cette période néfaste, le couple a fini par se séparer et divorcer, une situation que Nicole a mal vécue. « J’étais malheureuse, je n’ai pas accepté la séparation à cause des enfants » Alors, dans une curieuse manière d’espérer une réconciliation, elle se mettra à harceler Simon, par sms, mails ou téléphone. On dénombrera pas moins de 3.353 messages de ce genre. Elle finira par être hospitalisée pendant trois mois au Petit Bourgogne, un établissement spécialisé dans la désintoxication.
Une période apocalyptique
Maintenant, tout est apaisé entre eux. Elle voit ses enfants, qui sont en internat, un week-end sur deux et une partie des vacances. Son ex-mari ne souhaite d’ailleurs pas qu’elle soit privée de ses enfants et ne réclame qu’un euro symbolique. Mais reste à sanctionner cette période que Mme Albert, ministère public, qualifie d’apocalyptique, même si depuis lors de l’eau a coulé sous les ponts. Elle réclamait 14 mois de prison. Mais son avocate Me Virginie Demoulin plaide l’ancienneté des faits, et la reprise en mains de Nicole ainsi qu’une situation désormais apaisée, et le fait qu’elle est régulièrement suivie, et sollicitait une suspension du prononcé.
Mais le tribunal ne l’a pas suivie, condamnant Nicole à 1 an de prison, avec sursis probatoire.
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