Un père est accusé de viols sur sa fille de 2 ans ½ par son ex-femme. Mais il nie, en évoquant un complot pour faire échouer une garde alternée. Il risque cependant jusqu’à 6 ans de prison.
Roger (prénom d’emprunt) 35 ans, s’est séparé de sa femme Emilie (idem) en août 2021 à cause, dit-il, de sa jalousie et de son caractère possessif. Ils ont ensemble une petite fille, Aline (idem) pour laquelle un accord amiable de garde d’un week-end sur deux pour le père est conclu.
Quelques mois plus tard, changement de décor : Emilie déménage avec son nouveau compagnon à Comblain au Pont, en changeant la petite d’école. Bien loin du domicile de Roger ce qui n’est plus dans ses cordes et qui dépose alors une demande de garde alternée.
L’affaire devait être traitée par le juge de la jeunesse le 13 octobre 2022, Aline ayant à cette époque 2 ans et demi. Mais trois jours plus tôt, plainte est déposée par la mère pour abus sexuels sur sa fille, ce qui a pour effet que Roger, depuis 3 ans, ne peut voir sa fille qu’une heure par semaine en présence d’un intervenant social, par mesure de précaution.
Ma fille, un vrai bonheur
Et ce qui lui vaut aussi de comparaître libre devant le tribunal correctionnel pour viols de sa fille, ce qu’il nie avec énergie. « J’ai accueilli la naissance d’Aline comme un vrai bonheur, jamais je ne l’aurais maltraitée sexuellement. » Ce que conteste la mère, qui parle de rougeurs autour des parties génitales et de plaintes de douleurs chaque fois qu’elle revenait de chez son père, la famille évoquant un comportement sexué du bébé, se frottant contre les gens ou les embrassant sur la bouche.
Le ministère public trouve qu’il y a assez d’éléments au dossier, comme des dessins de l’enfant révélateurs de faits de mœurs, des déclarations pertinentes, que pour établir la réalité d’abus sexuels commis par son père, pour qui elle réclame une peine de six ans de prison.
Les délires d'une mère
Mais pour Me Paulina Dandenne, dans une plaidoirie énergique, il s’agit ni plus ni moins d’un complot familial visant à empêcher la garde alternée réclamée par le père. « Depuis le dépôt de sa demande, c’est un festival de déclarations les plus diverses » Un pédiatre consulté écrit que les rougeurs ne sont en rien révélatrices d’un abus sexuel. C’est donc que cela lui a été suggéré. De même, un week-end, de retour de chez son père, la mère déclare que la gamine hurlait de mal, et qu’elle a constaté des rougeurs et même des pertes blanches, ce qui peut être de nature suspecte. Mais ce n’est qu’une semaine après qu’elle consulte un médecin qui lui aussi note l’absence de toute trace suspecte. Ce qui n’empêche pas la mère de déposer plainte pour ça, trois jours avant le procès ! Et l’avocate de dénoncer le délire de quelqu’un voulant absolument obtenir une attestation d’abus sexuel, et de réclamer l’acquittement pur et simple de Roger. Jugement dans un mois.
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