Après l’attaque armée chez Popeye Piters Sport à Herve en 2024 par trois individus cagoulés, dont deux mineurs, le majeur se prend 3 ans de prison ferme avec arrestation immédiate.
Le 2 avril 2024, trois individus vêtus de noir et cagoulés débarquent rue Neuve à Herve dans le magasin à l’enseigne de « Popeye Piters Sport », fondée par le célèbre André Piters, l’ancien attaquant vedette du Standard et des Diables rouges, aujourd’hui décédé. Deux d’entre eux commencent à rafler vêtements et chaussures, dans plusieurs allers-retours, pour les entasser dans une voiture. Le troisième lui s’occupe de la caisse en terrorisant la vendeuse avec un couteau. En état de choc, celle-ci remarque qu’ils avaient l’air de s’y connaître, car ils ciblaient certaines marques plutôt que d’autres. Puis les malfrats prennent la fuite en voiture, une Audi rouge.
Grâce aux caméras ANPR de Verviers
Mais ce ne fut pas long pour les repérer d’abord, les arrêter ensuite. En effet, les caméras de surveillance de la ville de Herve permettent de relever la plaque d’immatriculation de l’Audi. Laquelle est repérée quelques heures après rue Spintay à Verviers grâce aux caméras ANPR de la ville, qui permettent la recherche de véhicule suspect.
Les policiers trouvent sur place trois jeunes gens portières de la voiture ouvertes, et déjà vêtus de certains des vêtements volés ! Les trois essayent de s’enfuir, mais sont vite pris et arrêtés. On constate avec stupeur que deux des malfrats cagoulés étaient encore mineurs, le troisième étant âgé d’à peine une vingtaine d’années.
Ce dernier commence par nier toute participation à ce hold-up. Les 170 euros retrouvés sur lui ? C’était le fruit d’un pari gagné et de dons de la famille, arrivera-t-il à déclarer sans rire. Et le t-shirt Lacoste qu’il portait ? Il venait de l’acheter aux deux jeunes concernés.
Pourquoi dès lors a-t-il fui à la vue des policiers ? Parce qu’il avait un joint à la main !
Condamné quand même
Mais il pourra moins faire le malin devant le tribunal correctionnel où les preuves lui sont assénées, comme par exemple son gsm dont la géolocalisation le situe au même endroit et au même moment que l’Audi. Alors il est bien forcé d’avouer sa participation, tout en niant l’usage d’un couteau, n’étant pas de nature violente. Ce qui n’a pas adouci le tribunal qui l’a condamné à 3 ans de prison ferme, avec arrestation immédiate à la clef.
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