Ce matin s’est ouvert devant le tribunal correctionnel un gros procès qui implique pas moins de 13 prévenus, dont trois sont détenus. Il s’agit d’un trafic de drogue en vigueur sur la zone Stavelot-Malmedy.
Prévu sur plusieurs audiences, celle de ce matin a consisté à l’audition de celui qui apparaît comme le chef du réseau, un certain Ali, poursuivi pour trafic de cocaïne et de cannabis et comme dirigeant d’une organisation criminelle. Avec en outre la possession de deux armes et de munitions.
Un Anversois bien mystérieux
S’il reconnaît avoir pris une participation active dans le trafic, il conteste cependant être le grand chef de la bande, qu’il désigne comme étant un Anversois envers qui il avait une énorme dette, quelque 150.000 euros, qui lui était impossible à rembourser car il était sans revenu. « J’ai même été menacé par des hommes cagoulés et armés, d’où la possession des armes pour éventuellement me défendre, et j’ai donc accepté le deal qu’il me proposait, à savoir monter un réseau de vente de drogue qui devait me permettre de lui rembourser 5.000 euros par mois. Mon rôle consistait surtout à être une sorte de call center, je réceptionnais les commandes et les transmettait à des revendeurs que j’avais recrutés. Ensuite, je récupérais l’argent » explique Ali au tribunal.
Pourtant, l’enquête réalisée par des équipes spécialisées n’a pas permis de trouver la moindre trace de cet Anversois assez énigmatique. « C’est normal, j’utilisais un GSM spécial pour mes contacts avec lui ». Il affirme encore qu’il n’était jamais intervenu pour un problème ou un conflit. « Ce n’était pas mon rôle » dit-il. Il envoyait quelqu’un pour régler le problème, ce qui revient au même, lui rétorque la juge.
La suite de l’audience consiste à l’audition fastidieuse et répétitive de nombreux comparses, impliqués à titre divers dans le trafic. Le réquisitoire de Madame Albert, ministère public, est attendu pour la semaine prochaine.
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