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Le ras-le-bol des cyclistes verviétois concernant les sens uniques

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 17 septembre 2020 11:54  |   Verviers


C’est la semaine de la mobilité et ce mercredi, ce sont les cyclistes qui ont amorcé une action dans les rues de Verviers. Ils étaient une dizaine à s’être rassemblés pour s’indigner du manque de signalisation en faveur des cyclistes. L’action visait principalement la signalisation des rues à sens unique.

Les cyclistes ont décapsulé un sens unique ce mercredi à Verviers. Un geste symbolique qui montre le ras-le-bol de ces cyclistes concernant les SUL, les sens uniques limités. En 2004, la législation belge a autorisé les cyclistes à circuler dans les deux sens dans les rues à sens uniques. Cela sous certaines conditions et si la signalétique le permettait.

Pourtant 16 ans plus tard, à Verviers, seules 6 rues sont en sens unique limité sur un total de 36 rues qui pourraient l’être. Résultat, les 30 rues qui pourraient devenir des SUL sont un véritable danger pour les cyclistes.

Faire un détour ou foncer ?

Certains font le détour pour ne pas se mettre en danger et perdent beaucoup de temps. D’autres prennent le sens unique alors que les automobilistes ne sont pas avertis de l’arrivée possible d’un vélo. "Je pense que les rues doivent être plus accessibles aux vélos. Souvent, je dois faire de long détour lorsque je respecte la signalisation", explique Agnès Herbin, une cyclotravailleuse.

80% à Liège et à Herve, 6% à Verviers

Ce problème de signalisation se présente moins dans d’autres villes, plus ou moins denses que Verviers. "Il faut savoir que si on se réfère à d’autres villes comme Herve ou Liège, on constate que Verviers est en retard. En effet, ces villes sont à un ratio de 80 % alors que nous sommes à 6 %", s’étonne Rémi Gueuning, responsable du Gracq Verviers.

La mise en sens unique limité d’une rue implique la pose de panneaux et le plus souvent des marquages au sol. De plus, si la voie n’est pas en bon état, il faut la rénover pour que les cyclistes soient en sécurité.

Les cyclistes souhaitent presser le pas aux politiques. Les autorités affirment quant à elle que c’est au programme, mais qu’il faut prendre le temps de le faire correctement. (P.J.)










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