Souvent sous-estimée, la gymnastique rythmique a brillé le week-end dernier à Battice. Au hall Georges Gramme, un championnat inter-arrondissements a ravivé souvenirs et ambitions, rappelant que notre région reste un bastion de la GR.
Longtemps reléguée derrière la gymnastique artistique, davantage soutenue par la fédération, la gymnastique rythmique n’a pourtant jamais cessé de captiver. Discipline d’exigence et d’émotion, elle fascine par l’alliance unique de puissance, de précision… et de grâce absolue.
À Verviers, l’Eurygym Cup a marqué toute une génération. Jusqu’en 2011, la compétition a vu défiler des talents d’exception et éclore de futures championnes. Un héritage fort, resté gravé dans les mémoires.
La renaissance à Battice
Quinze ans plus tard, la flamme se rallume. À Battice, la région retrouve l’effervescence de la GR de compétition avec l’organisation d’un championnat inter-arrondissements. Une journée placée sous le signe de l’élégance… et de l’adrénaline.
Pour la première fois de son histoire, le club Azur & Or accueille cet événement qui lance officiellement la saison régionale. Un symbole fort pour ce club quinquagénaire, riche de 250 membres, de la baby gym à la psychomotricité, en passant par la gymnastique artistique féminine… et bien sûr la gymnastique rythmique.
« Pour la petite histoire, il y a plus ou moins 5 ans, la GR n’existait quasi plus dans le club. On n’avait plus que deux ou trois gymnastes. Mais on a relancé la discipline et on se retrouve aujourd’hui avec 18 filles qui se retrouvent en compétitions du niveau E jusqu’au niveau C », se réjouit Philippe Buntinx, Président Azur & Or.
Sur le praticable, la relève s’affirme
Sur le praticable, 120 gymnastes se succèdent. Concentration maximale, sourires maîtrisés, regards déterminés. Des catégories E à A, chaque passage exige rigueur, expression et technicité. Chaque mouvement compte. Chaque lancer peut faire la différence.
« Dans le niveau E, les chorégraphies sont imposées. Dans le niveau D, on peut créer nos propres chorées avec des monitrices en respectant quelques règles. Et puis, il y a le niveau C avec encore plus d’exigences. Le niveau B exige encore plus de souplesse et de difficultés », explique Elyse Piela, gymnaste Azur & Or.
Des ambitions internationales
Certaines visent déjà plus haut. À raison de 18 heures d’entraînement par semaine, Emmie Dirick, du Rythmic Dance Visé, évolue en catégorie junior niveau A. Pour elle, la GR dépasse la passion : c’est un projet de vie. Son objectif ? Les grandes scènes internationales.
« Il faudra certainement encore patienter quelques années avant d’arriver à un certain niveau mais c’est ce à quoi j’aspire. Je rêve de grandes compétitions internationales quitte à faire des sacrifices. Aujourd’hui, mon engin préféré est le cerceau. De plus, j’aime beaucoup ma choré cette année. On la change tous les deux ans », explique-t-elle.
Olympique depuis les Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles, la gymnastique rythmique a offert à la Belgique une figure emblématique : la Verviétoise Cindy Stollenberg, présente aux Jeux olympiques d'été de 1992 et aux Jeux olympiques d'été de 1996.
Aujourd’hui encore, aucune médaille belge aux Jeux olympiques ni aux championnats du monde. Mais l’ambition grandit. Et sur les praticables de Battice, une nouvelle génération se prépare peut-être à écrire la suite de l’histoire.
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