Les étudiants de 1ère année en gestion hôtelière à la Haute École Charlemagne ont dû imaginer une recette à partir d’un produit de leur région et la présenter au public lors d’un salon culinaire qu’ils ont organisé de A à Z. Et ça comptait comme examen!
Camille Mollers est en première année de gestion hôtelière à la Haute École Charlemagne de Verviers. Aujourd’hui, elle prépare des sushis… mais pas n’importe lesquels : à la truite saumonée fumée d’Ondenval.
"C'est une pisciculture familiale, un environnement sain. Les truites sont élevés dans de l'eau source pure, ce qui fait qu'elles sont super fraiches", explique-t-elle à une de ses prof'. Et de nous confier ensuite : "J'aime beaucoup les sushis. Et je trouvais donc qu'utiliser un poisson de la région, en promouvant un produit local, tout en choisissant un plat que beaucoup de personnes apprécient, c'était une bonne idée. Car, souvent, on trouve qu'on doit manger des sushis dans un resto japonais mais là je démontre qu'on peut en manger via une alternative locale."
Présentation en plusieurs langues
Les étudiants doivent être aussi capables de présenter leur plat dans plusieurs langues. Car ici, on forme des futurs professionnels du secteur hôtelier, ouverts au monde. "Ici, j'ai réalisé une carbonnade flamande avec une bière d'Orval. C'est ma bière favorite car elle vient de ma région natale (la Gaume, ndlr)", présente, en espagnol, Maissara Boumkassar, étudiant en 1ère année de gestion hôtelière à la Haute École Charlemagne.
Un examen !
"C'est en fait un examen qui va être évalué sur différents aspects : l'organisation, la réalisation du produit et l'aspect des langues. Les dix élèves aujourd'hui sont notés ! Il y a donc un stress supplémentaire. Ils sont cotés sur le travail qu'il réalise depuis plusieurs semaines", souligne Pierre Leburton, professeur en gestion hôtelière à la Haute École Charlemagne.
Objectif : former de futurs managers dans le milieu hôtelier
Un projet encadré mais où les élèves sont aux commandes, du choix de l’ingrédient jusqu’au service final. "L'objectif est de les mettre dans le bain. Ils sont vraiment acteurs du projet. Derrière ce projet, les étudiants sont à l'origine de la gestion d'un budget qui a été alloué par Wallonie Entreprendre", précise Jérôme Waucomont, coordinateur de la section gestion hôtelière à la Haute École Charlemagne. Et d'ajouter : "Notre objectif à nous en tant qu'enseignant est de former de futurs managers dans le milieu hôtelier. On n'est donc pas du tout dans de l’hôtellerie classique. L'idée n'est pas uniquement de concevoir une recette et d'être aux fourneaux mais bien d'avoir une vision transversale de tous les domaines relatifs au milieu hôtelier."
Le secteur recrute
Une vision transversale… et déjà tournée vers l’avenir. Le secteur recrute...et ça tombe bien : 75% des diplômés trouvent un emploi dans les six mois. Ce projet, c’est donc une vitrine pour ces futurs professionnels...et, peut-être, l'étincelle pour de futurs candidats.
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