C’est lors d’une enquête à l’échelle européenne que Frédéric, un Waimerais de 61 ans, tombe dans les filets de la police chargée de réprimer le trafic de photos pornographiques d’enfants. Et l’examen de ses ordinateurs permet de découvrir qu’il en détenait environ 100 000, amassées depuis 2008 ! Qu’il partageait avec d’autres. Dans le stock, on a découvert des « stuff movies », ce genre de films où l’on voit des meurtres, des tortures, des viols d’adultes mais aussi d’enfants. « Des scènes insoutenables » ont commenté les policiers qui les ont visionnées. On a trouvé le nombre impressionnant de près de 1.500 vidéos de ce genre.
« Je ne cherchais pas ce genre de choses, pour moi aussi c’est insoutenable. Et quand j’en recevais, je les mettais de côté. Je n’avais pas conscience que derrière tout ça, il pouvait y avoir des enfants qui souffraient. Mais je pensais que c’était de la mise en scène. Lorsque je m’en suis rendu compte, j’ai arrêté » avait-il dit pour sa défense.
Le ministère public, choqué par le nombre impressionnant de vidéos mais aussi par les scènes de violence que certaines contiennent, réclamait deux ans de prison. Son avocat estimait qu’il avait pris conscience et avait fait un travail sur lui-même, qu’il demandait de pouvoir continuer via un sursis probatoire pour traiter ce qui est maladif chez lui. Il a été entendu, puisque sa condamnation à 18 mois de prison est assortie d’un sursis probatoire. (LB)
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