L'ancienne Ministre de l'Enseignement, Marie-Martine Schyns, est à nouveau professeur de français à l'Institut-Saint-Michel de Verviers. Comment a-t-elle vécu ce ministère particulier ? Comment agirait-elle aujourd'hui ?
Aucune grève mais de nombreuses interpellations ont émaillé le 2ᵉ mandat de ministre de l'Enseignement de Marie-Martine Schyns. Un mandat de nouveau « ad interim », précise la Hervienne. Après avoir remplacé Marie-Dominique Simonet comme ministre de l'Enseignement un an, elle reprend cette fois le ministère de Joëlle Milquet.
« Quand je suis arrivée en 2016, on m'a donné dans les mains le fameux pacte pour un enseignement d'excellence. Je n'avais pas écrit une ligne de ce texte qui était une forme d'accord entre beaucoup d'acteurs de l'école et l'idée était de mettre en oeuvre l'ensemble des mesures qui y étaient proposées », explique Marie-Martine Schyns, ministre de l'Enseignement de 2013 à 2014 et de l'Éducation de 2016 à 2019. Donc, il y a pas eu de décision top-down qui arrivait. On suivait finalement ce processus du pacte".
Avoir été enseignante, un "plus"
Si Marie-Martine Schyns n'a jamais pensé devenir ministre un jour, elle a toujours rêvé de devenir professeur de français. C'était sa vocation. « Le fait d'avoir été enseignante, je pense que c'est un "plus" parce que, chaque fois que des mesures étaient réfléchies avec les acteurs du pacte, je me posais une question essentielle : quels impacts cela va avoir sur les profs ? Les élèves ? Et tous ceux qui organisent les écoles ? "
"Aller au plus profond de la transparence"
Aujourd'hui, elle est de retour à l'Institut Saint-Michel pour enseigner le français, elle forme aussi les enseignants de demain. Des enseignants inquiets. Des collègues en colère. « Mon expérience passée fait que je suis questionnée, j'essaie d'expliquer les choses par rapport à ce qu'il y avait dans le pacte, de ce qu'il y a comme mesures qui ne sont pas toutes liées au pacte. Je pense que ce qui est important c'est qu'un maximum de choses soient transparentes. Si non, on entend beaucoup de choses qui circulent et qui ne sont pas toujours justes. Je pense que le rôle d'un mandataire public, aussi le rôle d'un Ministre de l'Enseignement, c'est d'expliquer un maximum de choses, de détailler les mesures et d'aller au plus profond de la transparence »
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