C'est une bonne nouvelle qu'a reçue la Ville de Verviers du Ministre des Pouvoirs locaux, François Desquesnes. Celui-ci, qui a le pouvoir de tutelle sur les budgets communaux, vient de valider le budget verviétois pour l'année 2026.
C'est donc une étape importante de franchie pour la Ville qui peut être soulagée, même si le contexte financier reste évidemment très compliqué. "L'année 2026 porte déjà un certain nombre d'économies qui ne sont pas simples à vivre pour ceux qui en sont victimes", reconnaît d'emblée Jean-François Chefneux, échevin du Budget de Verviers. "Mais on sait que les montants recherchés par la Ville pour équilibrer les budgets à long terme sont de l'ordre de 50 millions d'euros. Alors oui, je suis satisfait, car quand quelque chose se passe bien, il faut pouvoir s'en réjouir. Mais avec grande modestie, car d'abord, c'est le rythme normal des choses et de plus, ce n'est jamais qu'une marche sur un long escalier qu'on doit gravir sur le plan budgétaire à Verviers".
Du côté de l'opposition, le groupe LRV avait introduit auprès du Ministre Desquesnes une demande d'invalidation du budget, rendu caduc selon le groupe suite au jugement rendu dans l'affaire des avantages sociaux au lendemain du vote de ce budget, condamnant la Ville à payer plus de 7,5 millions d'euros aux écoles libres. Si la décision ministérielle n'est pas celle espérée, le groupe LRV se satisfait quand même de certaines réformations demandées. "Dans son courrier, le Ministre Desquesnes indique quand même qu'il demande des explications sur le subventionnement des crèches, des zones de secours avec une demande de réduction de 15% de la dotation. Il indique aussi qu'il y a un risque par rapport au projet du CHR, qu'il veut y voir plus clair dans la zone de police... Donc il souligne toute une série de points d'attention qui, même s'ils sont dans un courrier qui approuve un budget réformé, sont quand même autant d'éléments pour lesquels nous voulons aussi des réponses", détaille Freddy Breuwer, membre du groupe LRV, qui se "demande dans quelle mesure on ne crée pas une situation pour amener le citoyen, le contribuable, à la conclusion qu'il faut bien augmenter les impôts".
Des propositions faites par la Ville
Pour la Ville, ces réformations demandées ne sont pas vues d'un mauvais oeil, puisque selon l'échevin du Budget, c'est elle qui les avait proposées au Ministre afin de valider le budget 2026 malgré le jugement des avantages sociaux. "Il fallait trouver une solution pour que ce qui était prévu dans le budget arrêté la veille du jugement puisse correspondre à ce que l'on devait payer. On a donc réfléchi avec l'administration wallonne et le CRAC et on a convenu que la meilleure manière de procéder était d'écrire à l'administration et au Ministre en lui disant qu'un certain nombre de lignes pourraient être modifiées, c'est-à-dire réformées, et que les recettes pourraient être recherchées dans les lignes que nous avions détaillées. Soit, ce que nous aurions fait si nous avions connu le jugement quelques jours avant le vote du budget. Et cette solution a été validée par le Ministre des Pouvoirs locaux", détaille Jean-François Chefneux.
La Ville va maintenant pouvoir avancer sur les budgets des prochains exercices, mais ne se fait pas d'illusion sur les 50 millions d'euros à trouver : comme elle le rappelle, elle n'y arrivera pas sans aide des gouvernements régionaux et fédéraux.
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