À Dison, le Collège communal vient de prendre une décision qui fait grincer des dents. La suppression de la subvention communale à l'ADL, l'Agence de Développement Local. Et donc à priori la fin de l'ADL elle-même.
Dans quelques mois, plus personne n'accueillera les commerçants de la commune de Dison ou souhaitant s'y installer au numéro 73 de la rue Albert 1er. Le Collège communal a en effet pris la décision de supprimer la subvention de l'Agence de Développement Local, qui devrait aussi entrainer la fin de l'agence elle-même, et de la remplacer par un équivalent temps plein au sein de la commune. Cela afin d'optimiser les démarches administratives, selon la commune.
"Pour l'ADL, il y a toute une partie administrative avec la Région Wallonne qui demandait un renouvellement d'agrément. Cela demandait énormément de préparation, avec l'élaboration d'un plan stratégique et d'un plan d'activité que la Région pouvait nous obliger à revoir. Donc c'est notamment pour éviter tout ce chemin administratif que nous avons pris cette décision", développe Selma Tinik, échevine des Commerces et de l'Emploi à Dison, mais également présidente de l'ADL.
L'opposition regrette le fond et la forme
Mais du côté du groupe d'opposition Ôdas, on craint que la décision du Collège ne détériore le développement économique de la commune, elle qui dénombre déjà beaucoup de surfaces commerciales vides et qui possède un taux de non-emploi parmi les plus élevés de Wallonie. "Il y a encore quelques semaines, l'échevin des Finances, Régis Decerf, nous disait qu'il avait augmenté les taxes à Dison pour maintenir l'emploi. Un mois plus tard, ce sont 46.000€ de subvention supprimés à l'ADL et 3 emplois qui sautent, on appréciera", expose Jean-Paul Mawet, membre du groupe Ôdas et à l'origine de la création de l'ADL en 2007 lorsqu'il était échevin.
"La même chose que lorsque Donald Trump supprime le financement d'une agence de l'ONU"
Outre le fond, l'opposition regrette aussi la forme de cette décision. "L'attitude du Collège de supprimer comme cela, unilatéralement, cette subvention est exactement la même chose que Donald Trump qui supprime le financement d'une agence de l'ONU. Le Collège oublie quand même que l'ADL est une ASBL qui a une personnalité juridique, qui a des compétences, et que c'est à elle de décider si elle demande ou non son agrément. Dans ce cas-ci, elle est mise devant le fait accompli", argumente encore Jean-Paul Mawet.
"Une autre dynamique"
Mais pour le Collège, installer ce nouveau service au sein de la commune et ne plus dépendre de l'agrément de la Région wallonne doit permettre d'accélérer la redynamisation du centre-ville disonais. "Ce sera une autre dynamique. Quand on voit comme la Grappe s'est bien développée après les travaux - toutes les cellules sont pleines - j'espère vraiment qu'on y arrivera aussi avec la rue Albert 1er", positivise l'échevine des Commerces et de l'Emploi, qui rappelle enfin aux commerçants que des primes pour favoriser leur installation à Dison existent, sous certaines conditions, tout comme des primes d'embellissement de commerces.
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