Mobilisation importante à Verviers pour la manifestation nationale

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Ils sont partis tôt ce matin, pancartes à la main. Près de 3000 Verviétois et habitants de la région ont rejoint Bruxelles pour dire non à l’austérité et défendre leurs droits sociaux. Un front commun large, plus vu depuis 10 ans.

C'est une marée humaine qui a quitté notre région tôt ce matin pour rejoindre Bruxelles. Face aux mesures d’austérité et aux réformes gouvernementales, l'appel à la mobilisation a été largement entendu. La FGTB, la CSC, la CGSLB, ainsi que de nombreux citoyens non affiliés, ont formé un front commun pour dénoncer ce qu'ils appellent le «déficit d’humanité» de la coalition fédérale. Le message, pour eux, est clair : le gouvernement ne doit pas faire payer la facture de sa mauvaise gestion aux travailleurs et aux citoyens. " Je pense qu'à un moment donné, ce gouvernement droite, voire des extrêmes, doit comprendre que ce n'est pas à la population, aux travailleurs, à l'ensemble des citoyens, de payer cette facture. Je rappelle, par exemple, que le tax shift non financé a coûté 8 milliards, ils en cherchent 10. Il suffit de revoir un peu leur politique de droite qui n'a mené qu'à un déficit qui s'accumulait. Ils doivent mettre au centre le citoyen, le bien-être des personnes", a lancé Staphane Breda, le président des Métallos FGTB Liège-Luxembourg ce matin au départ de la gare de Verviers.

 

De nombreux manifestants pointent du doigt l'appauvrissement généralisé des pensionnés, des familles et des travailleurs de nuit, qui voient leurs primes et allocations diminuer, et s’inquiètent de la crise du logement qui s'amplifie.  Le gouvernement est accusé de "détricoter la sécurité sociale".

 

Dans ce front commun, la CGSLB, aile libérale sociale, est bien représentée. Loin de l’idée du Mouvement Réformateur qu’ils jugent conservateur, ses militants s’inquiètent des négociations budgétaires fédérales, en particulier de l’indexation et de l’avenir des pensions, redoutant des mesures qui affaibliraient le pouvoir d’achat. 

 

Au total, près de 3 000 personnes ont répondu à l’appel au départ de Verviers et Welkenraedt. Une foule qu’on n’avait plus vue aussi nombreuse depuis novembre 2014.


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