À Dison, le projet de revitalisation du centre-ville, comprenant l'aménagement du site des anciens garages Léonard, a connu un certain revirement de situation lors du dernier conseil communal.
En effet, le Collège souhaite désormais scinder le projet en deux phases et repousser le futur ascenseur urbain dans la deuxième phase. Une décision qui pourrait laisser envisager l'abandon de cet ascenseur. "Nous n'avons pas encore pris de position pour la réalisation de l'ascenseur, mais nous sommes réellement conscients de son coût", avoue Sirhan Stini, échevin de l'Aménagement du Territoire de Dison. "Nous veillerons à ne pas mettre en péril les finances communales, car nous ne disposons plus de fonds suffisants pour la réalisation de ce projet, donc il est important de ne pas jeter de l'argent par les fenêtres".
"Nous ne disposons plus de fonds suffisants"
Pour l'opposition, ce revirement de situation arrive un peu tard, surtout qu'un permis d'urbanisme a été demandé pour le projet. Scinder le projet en deux devrait donc nécessiter la réalisation d'un nouveau permis d'urbanisme. Une perte de temps et un risque de perte de subsides. "Le fait de changer le projet avoir avoir demandé un permis et après une enquête aura un certain coût, en plus du risque de perdre les 1,1 millions d'euros de subside de la Région Wallonne", pointe Jefferson Arnauts du groupe d'opposition Ôdas. "J'espère que ce ne sera pas aux Disonais de devoir payer cet ascenseur à cause d'une mauvaise préparation. Ce que je constate encore une fois, c'est l'incapacité du Collège communal et de la bourgmestre de mener à bien des grands projets pour Dison. Car encore une fois, ce projet-ci risque de capoter".
Une redescente aux oubliettes?
Pour l'opposition, cet ascenseur urbain a perdu tout son sens dès le moment où il n'était plus question de créer un projet de résidence-service, de commerces et de liaison avec la maison de repos. Pour le Collège, l'enjeu est maintenant de pouvoir trouver un équilibre entre le budget à dépenser en fonds propres et la conservation des subsides pour le projet actuel de parc urbain convivial. "Si on divise le projet en deux, il nous sera impossible de réaliser des modifications dans le permis, car on risquerait d'abord de perdre des subsides, et ensuite de devoir relancer un nouveau permis. Cela prolongerait les délais, or, nous avons des dates à respecter. Je pense notamment que les travaux doivent être terminés pour 2028 et le but de la commune de Dison est d'avancer sur ce projet", explique Sirhan Stini.
"Si on divise le projet en deux, il nous sera impossible de réaliser des modifications du permis"
On l'a bien compris, la priorité de la commune est avant tout de mener à bien la première phase du projet, à savoir créer ce parc urbain avec des espaces verts, des zones de jeu et de sport, et qualifié de futur poumon vert de Dison par l'échevin de l'Aménagement du Territoire. Quant à l'ascenseur, il pourrait une nouvelle fois retomber aux oubliettes.
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