Un Guinéen de 23 ans habitant Verviers a comparu devant le tribunal correctionnel de Verviers, toujours sous les liens d’un mandat d’arrêt, pour traitement inhumain envers sa compagne, mère de ses deux enfants. Il risquait quatre ans de prison, mais la peine finalement prononcée est beaucoup moindre : 40 mois, avec sursis probatoire pour le surplus de la détention préventive.
Le 22 juin 2019, vers 7h du matin, rue Thier Mère Dieu à Verviers, un passant voit une femme visiblement paniquée enjamber la balustrade d’un balcon au premier étage, et puis en tomber. L’instant d’après, un homme surgit, lui ordonne de se lever et de rentrer. Mais elle ne peut pas, elle a les talons fracturés. Alors, il la traîne à l’intérieur « comme un cadavre » dira le témoin.
Les policiers alertés par ce dernier découvrent alors le corps salement mutilé d’une jeune femme. Mais ce sont les ambulanciers en la déshabillant qui auront un fameux choc en découvrant tout le corps lacéré de la femme. Jamais ils n’ont vu un corps meurtri à ce point, diront-ils.
C’est que, à plusieurs reprises de la nuit, l’homme l’avait fouettée avec un câble électrique, après une dispute. « Un traitement normal pour un Africain, qui a le droit de corriger sa femme lorsqu’elle lui manque de respect » avait plaidé son avocat qui contestait la prévention de traitement inhumain.
Une prévention que le tribunal a cependant considérée comme établie, et a donc condamné le prévenu à 40 mois de sursis probatoire, avec comme condition de suivre une formation qui lui permettra d’apprendre nos valeurs occidentales. (L.B.)
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