C’était sold out samedi soir au Centre culturel de Dison. A l’affiche, Chroniques d’un sexisme ordinaire, une création collective sur le sexisme de tous les jours, celui que l’on ne voit pas ou plus, mais qui exclut, blesse ou infériorise encore les femmes. Le rose offert à la petite fille, les études écourtées pour les jeunes filles ou encore les tâches ménagères trop souvent dévolues aux femmes.
Au début de ce processus de création, la page était blanche et l’atelier ouvert à toutes celles qui avaient envie de s’impliquer dans ce projet, qu’elles aient ou non une expérience théâtrale. Les tableaux de cette chronique ont été écrits et mis en scène, en moins de quarante heures, par huit femmes ordinaires.
Outil d’expression, de liberté, de créativité, le théâtre permet de dire mais aussi de transformer la société. C’était l’objectif poursuivi par Présence et action culturelle et les Femmes prévoyantes socialistes de Verviers en initiant ce projet d’atelier théâtre.
A l’issue de la représentation, le public a été invité à réfléchir et à échanger en groupe sur ce sexisme ordinaire vécu encore trop lourd dans les familles ou les relations amoureuses, sur les lieux de travail ou dans les rues.
B. Lousberg
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