Ce lundi soir, avant de donner une conférence à Malmedy avec Jacqueline Galant, Georges-Louis Bouchez a participé à une rencontre avec un collectif d'enseignants verviétois désireux de partager leurs points de vue sur les réformes de l'enseignement.
Sept enseignants verviétois face à Georges-Louis Bouchez ! Voici la rencontre dépêchée à l’hôtel Verviers, ce lundi soir. Pendant plus d’une heure, le collectif de professeurs non-syndiqués et issus du secondaire a échangé sur de nombreux éléments sans tensions, mais sans réelle avancée. « C’était un échange assez musclé où on a bien relayé l’avis d’enseignants. On est venus avec de vraies propositions argumentées et on espère qu’il y avait une vraie écoute de sa part et que ce n’est pas juste une réunion où il a juste écouté des enseignants et qu’il n’en fera rien par la suite », espère Stavroula Giannelis, enseignante à l'Institut Sainte-Claire de Verviers. « C’est très bien d’avoir des rencontres comme celle-ci même si in fine, on sait qu'il n'y aura pas de révolution », poursuit son collègue, Patrick Charlier. « Je suis peut-être un peu déçu mais je m’y attendais, monsieur Bouchez se retourne en disant : c’était d’avant, de l’ancienne majorité, c’est notre partenaire. Je trouve qu’il est président du parti qui domine et je pense qu’il peut mettre un peu plus la main à la pâte ».
« On ne demande pas un refinancement, mais une meilleure répartition des finances »
Si les divergences subsistent toujours autour du tronc commun et des coupes budgétaires, les professeurs ont évoqué la refonte des grilles horaires et les problèmes d’encadrement dans le qualifiant mais aussi la problématique de l’absentéisme et des retards qui peuvent mener à des échecs. « On ne se rend pas compte de la réalité. Mais le fait d'avoir des élèves absents et des élèves en retard, ça demande plus de d'encadrement. Il faut leur redonner les cours, leur faire repasser les contrôles… Il y a toute une série de mesures à prendre après les cours. Et c’est de plus en plus ingérable. Le dédoublement, c’est un coût et ce coût, c’est de l’argent qu’on ne peut pas mettre à d’autres niveaux parce qu’on ne demande pas un refinancement, mais une meilleure répartition », confie Patrick Charlier.
« Je salue ce travail constructif avec des propositions concrètes »
Entouré par Sonia Layouni, cheffe de cabinet adjointe de la ministre de l’Enseignement, Valérie Glatigny et de Stéphanie Cortisse, le président du MR, Georges-Louis Bouchez qualifie la rencontre d’enrichissante et prend note des éléments partagés. « Trop souvent dans les médias, on présente des revendications qui concernent le statut des enseignants, ici, on n’en a quasi pas parlé. Ça a surtout porté sur le fonctionnement de l’école, l’intérêt de l’élève et ça, ce sont des discussions sur lesquelles on peut se rejoindre et qui sont fondamentales pour chacun d’entre nous. Je salue ce travail constructif avec une note, des propositions concrètes, ce qui nous permettra de continuer les échanges. Le but, c’est de travailler ensemble à améliorer les choses », termine le président du Mouvement Réformateur, Georges-Louis Bouchez.
Une note envoyée au cabinet de la ministre Glatigny
Une note de synthèse a été envoyée par le collectif d’enseignants au cabinet de Valérie Glatigny. Le projet de décret de la réforme de l’enseignement doit être voté en commission le 11 mai prochain.
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