A Francorchamps, la construction de 39 logements va débuter sur le site de l’ancienne gare. Mais des riverains sont inquiets de la présence de métaux lourds toxiques, dont la concentration dépasse les normes. Ils exigent une dépollution du site.
C’est un dossier qui fait du bruit à Francorchamps. En 2016, le site de l’ancienne Gare du village a été vendu à l’entrepreneur Gehlen. Le tout avec un permis d’urbanisme pour la construction de 39 logements. Mais depuis, quelques riverains s’inquiètent de la pollution formée par les résidus de l’ancienne gare. « C’était une gare importante avec 7 voies, il y avait un atelier de réparation des locomotives et de matériel roulant. De ce fait, il y avait une pollution importante que la commune a niée. Elle a délivré un permis d’urbanisme en disant que c’était une gare rurale et qu’il n’y avait pas de problème », rappelle Alain Lebrun, l’avocat des riverains du site en question et de l’ASBL Ardennes Liégeoises.
Des substances toxiques 2 à 5,5 fois supérieures à la norme
Problème ! avec la pluie, les riverains ont constaté une coloration inhabituelle de l’eau. Ils ont alors sollicité deux analyses des terres à leurs frais en 2018 et en 2021. Et les chiffres sont préoccupants. « Ça montre une double pollution. Une pollution aux métaux lourds, le plomb 5,5 fois supérieur à la norme et le cadmium 2 fois supérieur à la dose admissible, ce qui est grave. Mais surtout des HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) », précise l’avocat des voisins.
« Il faut que les terres soient traitées »
Des substances cancérigènes qui pourraient s’infiltrer dans les nappes phréatiques et qui pourraient contaminer l’eau potable. Les citoyens s’insurgent pour que les terres soient traitées et ne soient pas enfouies dans les sols. « Ce que nous craignons c’est que le remblais de 300 mètres de long soit mélangé avec d’autres remblais et que la firme s’en débarrasse sans payer les frais de dépollution requis. On considère que c’est soit une pollution du sol, soit des déchets. Mais dans les deux cas, ça ne peut pas rester là et ça doit être traité », exige l’avocat Alain Lebrun.
« On n’a jamais été contactés par les riverains »
À quelques jours des premiers coups de pelles, l’entrepreneur découvre ces analyses inquiétantes. Il rappelle qu’il respecte la législation Wallterre qui impose une traçabilité des excavation de terres sur les chantiers wallons. « On n’a jamais été contactés par les riverains en question et c’est la première fois que j’entends parler de ces analyses. Je n’ai aucun problème pour qu’on puisse se mettre à table avec les personnes. Mais on n’a jamais été contactés ni par la ville de Stavelot, ni par la Région Wallonne », affirme Laurent Goblet, le directeur général de Gehlen Immobilier.
Visiblement, il y a un problème de communication entre les deux parties. Les riverains ont aussi envoyé les chiffres à la Commune et à la Région en 2021. Mais aucune suite n’a été donnée.
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