A Herve, les groupes et jeunesse locales se préparent pour la Cavalcade. Pour l'occasion, la Confrérie de la Poule Noire de Herve s'est offerte une nouvelle tenue sur mesure... entre tradition et création.
Leurs exclamations parlent pour elles! À la découverte de leur nouvelle tenue d’apparat, les membres de la Confrérie des Poules Noires de Herve sont conquises. Exit la robe d'origine. Place désormais à la cape, plus élégante et pratique pour parader à la Cavalcade et autres festivités. Et pour la concevoir, la confrérie a fait appel à un styliste du cru, Arnaud Dethier… intronisé coq, de surcroît.
Une cape féminine
À l’origine de ce changement, une envie claire : moderniser la tenue tout en affirmant l’identité féminine de la confrérie. "J'avais toujours rêvé d'avoir une autre tenue. La cape s'est imposée comme la solution la plus pratique, mais les modèles de cape de confrérie sont très masculins. Or, on est féminine, on le revendique", explique Christiane Martin, fondatrice de la Confrérie de la poule noire de Herve. Une revendication qui ne date pas d'hier. Elle a été la première confrérie féminine reconnue de la province de Liège. "Ils nous ont d'ailleurs mis 3 ans de stage au lieu de deux parce que voilà, il y a eu beaucoup de discussions. Est-ce qu'on accepte les femmes ou pas ?", résume la fondatrice.
Tradition et mouvement
Le cahier des charges est précis : une tenue féminine, fidèle aux couleurs noir et rouge de la race hervienne, avec du mouvement et du style. "On avait envie de quelque chose d'harmonieux, qui s'adapte à toutes les silhouettes, détaille Arnaud Dethier, styliste-modéliste. Au final, on a quelque chose qui est vraiment agréable à voir parce que c'est un mouvement, ça bouge un peu comme une poule qui se dandine".
Une confrérie née d'une blague
Si, voilà 19 ans, cette Confrérie de femmes est créée au départ d'une blague, elle perdure depuis, et la poule noire aussi. Aujourd’hui présidente, Chloé Roufosse perpétue aussi la passion pour cette race particulière.
« Ce sont des poules qui pondent des œufs blancs très spécifiques, avec une viande plus rouge qu'un poulet classique », explique-t-elle. Une race en voie d'extinction. "Elles ont été largement consommées durant la guerre. Les éleveurs travaillent aujourd’hui à préserver leurs caractéristiques. ».
Aujourd'hui, la Confrérie compte une dizaine de membres et reste ouverte aux nouvelles recrues car comme ces Herviennes aiment à le dire « Plus on est de poules, plus on rit !»
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