900 kilomètres, dix jours d’effort et une arrivée sous les applaudissements : les cyclistes de Solignac et de Stavelot ont rejoint la Cité de Saint-Remacle pour célébrer 25 ans de jumelage.
900 kilomètres en dix jours, c’est le défi fou réalisé par dix-huit courageux et courageuses qui ont relié, à vélo, Solignac à Stavelot au profit du Téléthon. Une façon originale de célébrer le 25e anniversaire du jumelage entre la commune située dans le département de la Haute-Vienne et la Cité des Blancs-Moussis. Forcément, les rois de la pédale ont été accueillis comme il se doit, ce mercredi à l’abbaye de Stavelot, par une forte délégation franco-belge.
« Stavelot, pour moi, c’est ma deuxième ville. Je viens ici depuis plus de 25 ans. J’avoue qu’arriver à Stavelot, à vélo, c’est vraiment extraordinaire. On a créé des liens énormes. C’était une expérience non seulement sportive mais aussi humaine. L’amitié était au rendez-vous et c’était formidable », raconte Marie-Claude, habitante de Solignac.
Au total, ce sont ainsi huit stavelotains et huit solignacois qui ont réalisé ce périple un peu fou. A bientôt 75 ans, Pierre Schillewaert, chef de file et véritable passionné de cyclisme, faisait partie de l’aventure. « Pour la plupart, ici oui car ce sont des gens qui n’ont pas beaucoup roulé à vélo ou qui n’ont pas beaucoup l’habitude de l’aventure à vélo. Pour eux, c’est véritablement un exploit sportif. Nous sommes trois à avoir roulé avec des musculaires. Tous les autres étaient en vélos électriques »
Une aventure humaine hors du commun
Au-delà de l’exploit sportif, c’est surtout une aventure humaine hors du commun qui se poursuit au fil des années.
« Ca nous a soudé et ça nous apprend à vivre en collectivité et en solidarité dans les moments difficiles », explique Eric Tratz, habitant de Solignac et instigateur du projet vélo. « Ce jumelage, ça crée des liens entre les familles depuis 25 ans. On ne se voit pas tous les ans au vu de la distance qui nous sépare. Mais les familles se rencontrent ou s’appellent en dehors des festivités qu’on a tous les deux ou cinq ans », explique Yvette Aubisse, habitante de Solignac et présidente du comité du jumelage.
25 ans de jumelage et une amitié toujours vivante
Un jumelage qui a vu le jour il y a un quart de siècle un peu par hasard et qui trouve son dénominateur commun dans Saint-Remacle. « C’est deux cités abbatiales dans lesquelles Saint-Remacle a œuvré. C’est monsieur José Wergifosse qui, à l’époque en se baladant dans le Limousin, est allé frapper à la porte du Maire de Solignac, Pierre Bassart. Il lui a proposé un jumelage avec notre cité stavelotaine », rappelle Stéphanie Lejeune, habitante de Stavelot et membre du comité du jumelage.
Solidaire et humaine, cette amitié franco-belge a encore de très beaux jours devant elle. Les Solignacois passeront d’ailleurs le week-end à Stavelot. Cela méritait bien un petit hymne national.
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