Les communes votent, pour le moment, leur budget les unes après les autres, dans un contexte financier particulièrement tendu. Comment font-elles pour s’en sortir ? On fait le point avec Benoît Dorthu, receveur régional et échevin à Aubel.
"Je n'ai jamais connu une situation si compliquée". Mandataire communal depuis 1994 et receveur régional, Benoît Dorthu n'a jamais trouvé si difficile d'établir un budget. Aujourd'hui plus que jamais, les communes doivent assumer des décisions prises aux échelons supérieurs : la baisse des subsides à l'emplois APE, l’arrivée de nouveaux allocataires sociaux dans les CPAS ou encore l'augmentation de la charge des pensions de leurs fonctionnaires nommés. En parallèle des subsides wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont diminués.
A Aubel, par exemple, 500.000 euros étaient à trouver pour maintenir l’équilibre et boucler le budget 2026. En plus de diminuer ces dépenses, Aubel a choisi d'augmenter certaines taxes. C'est l'option prise par de nombreuses communes.
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