Le dossier des charges urbanistiques liées au permis des Prés Carats à Stembert refait surface. Dans ces charges, on retrouve la création de zones de parking dans la cité du Bois Goulet. Une aberration pour les citoyens.
Pour rappel, ces zones de parking sont liées à la rénovation de l'ancien bowling du site des Prés Carats en logements. Mais les riverains estiment qu'elles vont créer des situations accidentogènes, notamment car plusieurs d'entre elles sont situées en sortie de tournant. "Quand on sort de la rue perpendiculaire, nous avons la zone de parking devant nous, mais nous ne sommes pas prioritaires. Donc pour analyser la situation, nous sommes obligés d'avancer sur la seconde moitié de la chaussée. Or, si une voiture arrive dans l'autre sens à ce moment-là, 'boum'", détaille Michel Fransolet, porte-parole des riverains du Bois Goulet. "La Ville argumente en disant que ces zones de parking vont permettre de ralentir la vitesse, mais le lotissement existe depuis 45 ans et il n'y a jamais eu de problème de circulation, ni de parking, ni d'accident".
"Le lotissement existe depuis 45 ans et il n'y a jamais eu de problème de circulation, ni de parking, ni d'accident"
Les riverains pointent aussi un manque de clarté sur ces charges et sur leur caractère dissociable ou indissociable du permis, auquel cas les 5 ans de délai seraient alors dépassés et les charges caduques. Après réanalyse du dossier, la Ville confirme qu'elle est encore dans les temps, mais qu'elle doit absolument exécuter ces charges maintenant pour conserver le permis. "Il faut les réaliser, tout en sachant que les deux priorités restent d'actualité : d'abord sécuriser la rue Jean Kurtz, qui est une rue difficile en termes de circulation, notamment avec l'Athénée Royal Verdi. Il y a déjà eu des accidents à cet endroit. Ensuite, conserver la quiétude des habitants du Bois Goulet", explique Maxime Degey, bourgmestre de Verviers.
Un dispositif qui pourrait évoluer
Maxime Degey assure aussi que la Ville ne sera pas contre une réévaluation de la situation après la mise en place de ces zones de parking, lui qui regrette également qu'en 2018, date d'élaboration du projet, il n'y ait pas eu plus de concertations avec les riverains du Bois Goulet. "Nous avons déjà réalisé des phases test dans beaucoup de quartiers. C'est parfois faire et défaire, mais dans ce cas-ci, les charges urbanistiques sont aux frais de la société qui réalise le projet, donc ce n'est pas de l'argent public. Ce n'est pas non plus pour ça qu'on doit faire n'importe quoi, mais il faut conserver le permis. Donc on va tracer ces places de parking et évaluer dans le temps les problématiques. Et si, effectivement, les riverains nous font remonter certains problèmes, nous pourrons faire évoluer le dispositif. Il n'y a vraiment aucun souci à ce niveau-là".
"On va tracer ces places de parking et évaluer dans le temps les problématiques"
Les riverains craignent de leur côté que des accidents graves ne surviennent déjà lors de cette phase test, eux qui rappellent que le lotissement est habité par beaucoup de parents et grands-parents, et donc fréquenté aussi par plusieurs enfants. Ils sont d'ailleurs une 60aine à avoir signé une pétition contre ces zones de parking, qu'ils ont remise à la Ville, et ont également demandé une nouvelle interpellation citoyenne lors du prochain conseil communal. Lancé en 2018, le réaménagement du site des Prés Carats n'a pas encore fini de faire parler.
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