Le député wallon Freddy Mockel (Écolo) soutient le Télescope Einstein pour ses retombées scientifiques et économiques, mais appelle à davantage de participation citoyenne et de garanties environnementales.
Le Parlement wallon a affiché un front uni ce mercredi en adoptant à l’unanimité une résolution de soutien à la candidature de l’Euregio Meuse-Rhin pour accueillir le futur Télescope Einstein. Ce projet scientifique est l’un des plus ambitieux d’Europe, capable de propulser la région au rang de référence mondiale dans la recherche sur les ondes gravitationnelles. Mais la décision finale n’est pas attendue avant 2027.
Une opportunité historique pour la région
Si la candidature de l’Euregio Meuse-Rhin est retenue, près de 80 % de l’infrastructure du Télescope Einstein seraient implantés dans le sous-sol wallon, principalement à Plombières, Aubel et Welkenraedt.
Au-delà de l’exploit scientifique, les enjeux sont considérables : création d’emplois hautement qualifiés, transferts de technologies, attractivité internationale, développement des universités et des centres de recherche, mais aussi investissements dans les infrastructures régionales, notamment autour du site ferroviaire de Montzen. Pour la Wallonie, l’enjeu est également financier. La Région prévoit de contribuer à hauteur de 200 millions d’euros à ce projet d’envergure européenne.
« Un projet qui doit profiter aux habitants »
Parmi les partisans du Télescope Einstein figure le député germanophone Freddy Mockel. Mais pour Écolo, soutenir le projet ne signifie pas signer un chèque en blanc. L’élu regrette que la résolution adoptée par le Parlement ne mette pas davantage l’accent sur les enjeux environnementaux, la préservation du monde rural et la participation citoyenne. « Un projet d’une telle envergure mérite une gouvernance exemplaire, notamment participative, afin de générer des bénéfices partagés et une répartition équitable des avantages et des contraintes », souligne-t-il.
Pour le député écologiste, les habitants des communes concernées doivent être pleinement associés aux décisions qui pourraient transformer durablement leur territoire. « Venant d’Eupen et élu de l’arrondissement de Verviers, je me sens directement concerné par cet aspect de participation. Cette participation citoyenne, le respect du tissu rural et l’attention portée à l’environnement constituent des enjeux particulièrement importants », insiste-t-il.
Science, emplois et environnement : le défi de l’équilibre
Pour Écolo, la réussite du Télescope Einstein passera par un équilibre entre ambition scientifique et ancrage local. « La Wallonie a besoin du Télescope Einstein. Elle a tout autant besoin d’énergies renouvelables, d’emplois locaux, de participation citoyenne et d’un développement territorial équilibré. Les deux sont compatibles », conclut Freddy Mockel.
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