À Malmedy, chaque jeudi-gras rime avec gaufres légères, croustillantes et moelleuses à cœur. Dans l’atelier des boulangeries locales, les fers chauffent dès l’aube pour perpétuer une tradition gourmande et très attendue à l’approche du carnaval.
Depuis 7 heures du matin, l’activité ne faiblit pas dans l’atelier situé au fond de la boulangerie de Geoffrey Gilon. Tandis que Valérie enchaîne les appels et prépare les commandes, Geoffrey, Rudy et Goran s’activent autour des fers brûlants et ce sera comme ça jusqu’à la fin de la journée. Mais qu’est-ce que cette gaufre a de plus que les autres ?
Plus qu’une gaufre, une tradition.
C’est la gaufre des jeudis-gras, et ça a toujours été comme ça, explique Geoffrey Gilon. Si les ingrédients de base restent les mêmes — farine, beurre, œufs, lait — chaque artisan y ajoute sa touche personnelle.
Résultat : une gaufre légèrement croustillante à l’extérieur et moelleuse à l’intérieur, reconnaissable entre toutes.
Aujourd’hui, on va tourner autour des 1 500 gaufres et plus on avance dans les jeudis, plus on en fait. Jusqu’à 2 000 lors du jeudi-gras le plus attendu, soit le troisième.
Pour 1 500 gaufres, il vous faudra — attention — 30 kg de farine, 20 kg de beurre, 500 œufs, quelque 50 litres de lait et quelques paires de bras supplémentaires. C’est que la gaufre du jeudi-gras, c’est du sérieux.
Un plaisir gourmand avant le Carême
Symbole d’un dernier plaisir gourmand avant le Carême, période de jeûne et d’abstinence, elle aurait d’indispensables vertus comme celle de préparer et de réparer les estomacs soumis aux excès en tout genre, à l’instar de la fameuse salade russe.
C’est une petite gâterie qu’on vient chercher, comme la tradition l’exige - confie un client.
Avec ou sans crème, chacun fait selon ses envies… et sa ligne. Beaucoup en prennent pour la famille et les amis.
Le calendrier compte quatre jeudis-gras et les Malmédiens ne risquent pas de l’oublier. Fidèles à la tradition, ils reviendront faire le plein la semaine prochaine, d’autant que le péché de gourmandise est autorisé, encouragé même, et donc absous en période de liesse carnavalesque. Aussi pourquoi diable se priver, je vous le demande !
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