Dans le hameau des Villettes à Lierneux, 46 familles s'occupent d'un potager bio depuis 2023. Un modèle de fonctionnement original, mais qui a permis de venir en aide aux deux maraîchers à qui ces terres appartiennent.
Cette initiative citoyenne est sans but lucratif, puisque les légumes récoltés reviennent dans les mains des participants. Ceux qui sèment ce potager en récoltent donc les fruits chaque samedi, ou plutôt les légumes. "Pour le moment, on est sur des choux, de l'ail, des oignons et des laitues", énumère Violette Lognoul, maraîchère.
Un panier hebdomadaire
Cette initiative collective porte un nom : l'ASBL Les Grinnètes, qui a vu le jour en 2023 dans le but de maintenir en activité le maraîchage de Violette Lognoul et de Geoffrey Willems. Aujourd'hui, ce sont 46 familles qui sont inclues dans ce projet et le potager produit environ 50 variétés de légumes différentes. "Les premières personnes à s'immiscer dans ce projet étaient principalement les clients du maraîchage existant, puis petit-à-petit, d'autres sont venues se rajouter. L'intérêt principal est l'aventure coopérative et le plaisir de travailler ensemble", commence Jacques Cornet, le secrétaire de l'ASBL. "On draine principalement des personnes des Villettes, mais aussi du reste de la commune de Lierneux et même parfois plus loin. On a deux ou trois abonnés de Liège qui viennent travailler une fois par mois et récupérer leur panier chaque semaine. On a aussi une personne qui vient de Bastogne".
L'intérêt principal est l'aventure coopérative et le plaisir de travailler ensemble
Avec autant de participants, cela demande évidemment une grosse organisation. Le potager est cultivé deux fois par semaine par maximum 12 personnes en même temps. Chaque famille paie un abonnement équivalent à la moitié de la valeur de son panier hebdomadaire et vient travailler au potager 4h par mois. "On reste responsable du maraîchage, de manière à s'assurer que tout le monde ait un maximum de légumes chaque semaine. Ce n'est pas juste un hobby", précise Violette Lognoul. "L'avantage, c'est la prise de conscience, le collectif qui nourrit tout le reste. On se répartit les tâches et tout le monde apprend de tout. Je pense que c'est une super école à plus d'un titre".
On reste responsable du maraîchage, de manière à s'assurer que tout le monde ait un maximum de légumes chaque semaine. Ce n'est pas juste un hobby
L'initiative continue de s'amplifier. L'ASBL a notamment reçu un soutien financier du Bon Moment pour créer un local équipé d'une petite cuisine et qui servira aussi d'abris en cas d'intempéries. Et si le maraîchage reste l'activité première de l'ASBL, celle-ci commence aussi à diversifier ses projets. "On veut y greffer une série d'autres activités avec une volonté d'éducation à une autre consommation, une consommation plus durable", explique Jacques Cornet.
Dans ce cadre, l'ASBL organisera notamment sa fête de l'été ici le 18 juillet prochain, qui regroupera des artisans et producteurs locaux.
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