Les hébergements touristiques de courte durée se multiplient dans nos communes. Face à cette croissance et aux dérives constatées, quelques bourgmestres et professionnels du secteur se sont réunis ce mercredi à Spa pour envisager une réponse commune.
Dans plusieurs communes de l’arrondissement, les hébergements de courte durée se multiplient. Gîtes, chambres d’hôtes ou logements de type Airbnb : un phénomène en pleine expansion qui interroge aujourd’hui autorités locales et professionnels du secteur. Une réunion intercommunale inédite s’est tenue à Spa à l’initiative de l’Association des Hôtels, Restaurants de Spa et Environs. Pour les communes concernées dont Spa, Jalhay, Theux et Stavelot, le constat est criant. " Ici à Spa, nous avons fait un inventaire précis des établissements sur notre territoire. Nous sommes arrivés à 340 établissements et nous avons constaté que sur les 340 établissements, seule une septantaine était effectivement enregistrée", explique Thierry GRanville, le président de l'AHRSE.
Une réalité à laquelle les communes tentent aujourd’hui de répondre avec de nouveaux outils et davantage de moyens d’action. " Les gens ne se rendent pas toujours compte des démarches qu'il y a à faire, mais nous, évidemment, nous avons, au sein de nos services, des agents qui scrutent et qui essaient de reprendre contact pour leur expliquer qu'il y a une législation à respecter. Il faut savoir qu'avant 2023, les communes n'avaient pas de levier d'action. N'importe qui pouvait ouvrir un gîte, ce qui n'est plus le cas maintenant et ça nous permet aussi d'avoir des leviers d'action pour un petit peu diminuer ce nombre de gîtes sauvages", précise Fabien Legros le bourgmestre de Stavelot.
Il y a aussi un souci d'équité entre les différents types d'hébergement.
Mais dans des communes très touristiques, la question dépasse le simple cadre réglementaire. Derrière l’essor des locations de courte durée, les autorités évoquent aussi la pression sur le logement résidentiel et l’équilibre des quartiers " Sur Stavelot, on se rend quand même compte qu'on a une capacité d'accueil qui est énorme. On a quand même 316 gîtes, villages de vacances et hôtels réunis. Donc je pense qu'il était temps aussi de prendre certaines mesures de manière un petit peu à maintenir un habitat disponible pour les jeunes ménages qui vont démarrer leur vie au sein de notre commune", ajoute encore le bourgmestre.
Pour les élus, l’enjeu est désormais de parler d’une seule voix et d’harmoniser les pratiques à l’échelle du territoire. Un travail qui passe notamment par l’identification des hébergements et le respect des procédures urbanistiques.
Cette première concertation pourrait déboucher sur une charte intercommunale et, à terme, s’élargir à d’autres communes confrontées aux mêmes réalités. Une démarche encore à ses débuts, mais qui marque une volonté claire : mieux encadrer le développement touristique tout en préservant la qualité de vie des habitants et la sécurité des visiteurs.
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