Le lac de Warfaaz se réveille. Après 3 ans d'attente, un chantier de 9 millions d'euros a démarré pour protéger son aval des crues et redonner vie à un site des plus appréciés des Spadois.
Ils étaient attendus et espérés depuis longtemps. Les travaux ont démarré au lac de Warfaaz. L’étendue d’eau chère aux Spadois avait été vidée voilà trois ans et demi. Différents problèmes techniques se posaient suite aux inondations ; l’idée était d’en connaître l’ampleur. Et c’est finalement une gigantesque rénovation qui va être opérée pour un coût total de 9 millions d’euros.
Deux mètres plus bas que le niveau d’eau historique
Première étape : débroussailler la végétation qui a poussé, abattre les arbres malades et, surtout, creuser. Objectif : diminuer de deux mètres le niveau d’eau historique. « Pourquoi maintenant ? Parce que l’on est dans une fenêtre écologique propice, sans les nidifications et les floraisons du printemps, explique Benjamin Servais, chef de projet à la SPI. Techniquement, la terre est plus compacte et plus facile à enlever. »
Bassin de rétention, de pêche et de loisirs
Une fois les travaux terminés, normalement au printemps 2027, le lac de Warfaaz servira de bassin de rétention pour Spa, Theux et Pepinster. Il pourra stocker 160 000 m³ d’eau. Il aura aussi une vocation environnementale et touristique.
« Cela va consister en deux choses : premièrement, la rénovation du barrage et des décanteurs, une sorte de muret à l’intérieur du lac qui ralentit l’eau lorsqu’il y a des crues ; deuxièmement, un aménagement de caillebotis le long du lac, de zones naturelles et de zones d’observation. Le lac va devenir un lieu d’observation, de pêche, un lieu de loisirs», soutient Alda Greoli, échevine des Travaux de Spa.
Si les terres avaient été polluées, le coût aurait triplé
Les multiples facettes du lac de Warfaaz font de sa rénovation un projet complexe. Déterminer s’il s’agissait de boues (contenant des polluants) ou de simples terres à évacuer a également pris du temps. Six mois supplémentaires ont été nécessaires pour étudier si les terres contenaient des PFAS. Aucun polluant n’a été détecté, ni PFAS.
Une bonne nouvelle sur le plan environnemental. Une bonne nouvelle aussi au niveau du coût : traiter des boues au lieu de terres aurait coûté trois fois plus cher.
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