Le ton monte dans les écoles verviétoises. Face aux réformes portées par le gouvernement MR-Engagés, les enseignants ont décidé de franchir un cap.
Réunis ce matin lors d’une assemblée générale inter-écoles historique organisée à Verviers, ils ont voté le lancement d’une semaine complète de grève, du 18 au 27 mai, jusqu’au vote prévu en Fédération Wallonie-Bruxelles. Un mouvement inédit dans la région, symbole d’une colère qui déborde désormais largement les salles des profs.
Depuis plusieurs semaines déjà, des arrêts de travail ponctuels secouaient certains établissements. Mais cette fois, les enseignants veulent frapper plus fort et surtout parler d’une seule voix. Leur cible : les mesures d’économies envisagées dans l’enseignement, perçues comme une attaque frontale contre l’école publique et les conditions d’apprentissage. « L’enjeu est trop important : l’avenir de notre jeunesse », martèlent-ils dans un communiqué offensif.
Une mobilisation inédite dans les établissements
Dès lundi, des piquets de grève seront installés devant l’ensemble des écoles du réseau libre. Les enseignants entendent transformer ces points de rassemblement en lieux de débat et de mobilisation avec les parents, les élèves et les citoyens. D’autres actions sont également annoncées tout au long de cette semaine sous haute tension.
Les grévistes assument pleinement les perturbations à venir. « Ces 7 jours de cours empêchés par ce mouvement de grève sont un très moindre mal comparé aux conséquences désastreuses attendues si les réformes sont votées », explique Vanessa Amato, déléguée CSC à l’Institut Sainte Claire.
Le bras de fer avec le gouvernement se durcit
Le conflit pourrait désormais prendre une ampleur bien plus large. Car au-delà de Verviers, cette mobilisation illustre une crispation grandissante du monde enseignant face aux politiques d’austérité dans l’éducation. Et le message envoyé au gouvernement est clair : les enseignants disent être prêts à tenir jusqu’au retrait des réformes.
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