Depuis plus de 20 ans, l’Ecole libre d’Aubel se mobilise pour récolter des dons en faveur du Télévie. Cette année, c’est pour les Cliniclowns de Verviers que les élèves se sont faits parrainer. Elèves et enseignants souhaitaient ainsi rendre hommage à une collègue et institutrice trop tôt disparue et qui oeuvrait au sein de l’association.
Audrey Degrange
Ce jeudi, c’était journée festive pour les élèves de l’Ecole libre d’Aubel. Au menu, neuf ateliers placés sous le signe du cirque et du clown. Un thème loin d’être choisi par hasard car le nez rouge, c’était aussi la deuxième passion de Suzanne Gouvars. « Suzanne, c’est une ancienne enseignante de l’école qui a travaillé pendant 30 ans et qui a arrêté voici 15 ans, explique Benoît Piron, Professeur d’éducation physique à l’Ecole libre d’Aubel. Elle s’était engagée dans les Cliniclowns mais malheureusement, elle est décédée voici 3 ans. En hommage à Suzanne, on voulait absolument faire quelque chose donc cette année-ci, on a décidé d’unir toutes les forces de l’école pour les Cliniclowns. »
Un geste qui aurait assurément touché celle qui se faisait appeler Scrogneugneu et qui semait autour d’elle des éclats de rire et des sourires. « Quand elle était en classe et qu’un élève boudait un peu ou que ça n’allait pas, elle lui disait toujours « espèce de Scrogneugneu va ! » Et quand elle est devenue cliniclown, ça lui est resté », poursuit-il.
3717 euros, c’est le montant récolté grâce aux parrainages recueillis par les élèves. Des enfants qui avaient aujourd’hui plus que jamais des couleurs dans le coeur. « Pour le moment, la journée est super ! » sourit Camille. «Plus tard, j’aimerais bien être clown», lance Victor. Ici, j’essaye de faire tourner les assiettes sur un bâton mais ce n’est pas facile ! » « C’est une chouette journée car vu que je suis en 6ème je dois protéger les plus petits » explique Adrien.
Entraide et solidarité, des valeurs chères aux cliniclowns et qui font sens dans cette école. « On aime aussi l’idée que chacun est valorisé dans ce qu’il fait, relève Linda Hardy, la Directrice de l’Ecole libre d’Aubel. Les enfants qui ont un petit côté artistique peuvent se valoriser autrement que dans les apprentissages scolaires. Ils trouvent donc un peu leur plaisir aujourd’hui en se mettant en valeur différemment. »
Le bonheur de se retrouver aussi, après deux années privées d’activités ludiques. Elèves et enseignants ont enfin pu se mélanger, rigoler et vivre tout simplement.
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