Sept pistolets à impulsion électrique (Taser 10) viennent d’être acquis par la Zone de Police du Pays de Herve pour les policiers d'intervention. Une première destinée à mieux protéger ces agents confrontés à des situations de plus en plus violentes.
Si la criminalité est relativement stable dans la Zone de Police du Pays de Herve, celle-ci s’est durcie ces dernières années. Les agressions physiques à l’encontre des policiers comme des pompiers ou encore des ambulanciers sont en augmentation.
Il ne faut pas croire que sur la zone de police du pays de Herve, nous n'avons pas de criminalité, explique l'Inspecteur principal Benoît Snyers. En réalité, nous avons une criminalité qui est peut-être moins omniprésente que dans les grandes villes, mais nous y faisons face aussi avec une difficulté supplémentaire qui est nous est propre : ce sont les grandes distances à parcourir pour aller d'un lieu à l'autre de l'intervention et où justement une équipe peut se retrouver seule face à une personne violente. Il nous faut donc aussi des moyens pour pouvoir réagir face à ces personnes. La criminalité évolue et on est de plus en plus face à des personnes qui ne ressentent plus nécessairement les stimuli de douleur parce qu'ils sont sous influence notamment, ou qui s'arment de plus en plus d'armes blanches, couteaux, etc.
Renforcer la sécurité des agents sur le terrain
Chaque intervention comporte sa part de risques. Mais la multiplication des situations conflictuelles et des agressions à l’encontre des policiers a conduit la Zone à adapter son équipement afin de mieux protéger ses effectifs.
Elle a ainsi fait l’acquisition de sept pistolets à impulsion électrique. Une première pour le corps de police local. Ce nouvel armement sera mis à disposition des policiers d’intervention. Une soixantaine d’agents suivent actuellement une formation spécifique, soit près de la moitié du personnel de la Zone.
C'est une arme supplémentaire, poursuit l'inspecteur principal, qui va vraiment combler un vide entre les moyens moins létaux qu'on avait déjà — c'est-à-dire le spray au poivre et la matraque télescopique — et l'arme à feu. Le but est évidemment d'éviter d'avoir recours à l'arme à feu qui est létale.
En Belgique, l’utilisation du Taser demeure encore relativement limitée comparativement à certains pays voisins. Pourtant, cette arme non létale offre davantage de sécurité aux policiers ainsi qu'aux personnes auxquelles ils sont confrontés. Le pistolet à impulsion électrique projette des décharges qui n’affectent aucun organe. Celles-ci agissent uniquement sur les systèmes nerveux sensoriel et moteur, provoquant une paralysie temporaire de quelques secondes. Les responsables policiers rappellent toutefois que le Taser reste une arme à part entière. Son utilisation doit répondre à des règles strictes, être proportionnée à la menace rencontrée et s’effectuer dans un environnement sécurisé. Son objectif est avant tout d’offrir une alternative à l’usage de l’arme à feu lors d’interventions à risque.
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