C’est détenu sous bracelet qu’Alex, 57 ans, de Waimes, a comparu devant le tribunal correctionnel pour une affaire qui date du 8 août dernier. Ce jour là, la famille est réunie pour un baptême chez sa fille lorsque se déclenche une dispute entre lui et son fils et son beau-fils pour une raison restée indéterminée. Une dispute qui aurait très bien pu tourner au drame, puisque Alex ne trouve pas mieux que de frapper son fils Alain (prénom d’emprunt), 29 ans, pourtant du genre malabar, de deux coups de hachette. Heureusement, ces deux coups ne l’ont atteint qu’au bras, ce qui lui a occasionné quand même quatre semaines d’incapacité de travail. Lorsque la police arrive sur les lieux, elle trouve trois hommes qui maîtrisent un 4ème au sol, Alex en l’occurrence.
« J’étais en dépression, j’étais triste et en rage, mais je n’ai pas donné volontairement un coup de hachette » explique-t-il au tribunal. Une explication que Mme Lanza, ministère public, a quelques difficultés à avaler. « Un coup, on aurait peut-être pu admettre que c’est un accident, mais pas deux ! Il a de la chance d’avoir échappé à l’accusation de tentative de meurtre. Sa propre famille le décrit comme quelqu’un d’impulsif et agressif ». C’est pourquoi elle réclame une peine de deux ans de prison, éventuellement assortie d’un sursis probatoire, car il a visiblement besoin d’être pris en charge.
Son avocat Me Uerlings ne peut qu’aller dans ce sens. Il évoque l’état dépressif dans lequel il se trouvait au moment des faits, d’autant plus qu’il avait interrompu son traitement, et qu’il avait bu. C’est la peine qu’a prononcée le tribunal : deux ans de prison avec sursis probatoire. (L.B.)
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