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Verviers: la reconstruction des ponts est en marche

 30 septembre 2022 16:30  |   Verviers


15 mois après les inondations qui ont ravagé la vallée de la Vesdre, les Villes et communes sinistrées mènent encore de nombreux chantiers pour tenter de retrouver un visage. C’est le cas à Verviers. Si le Ville a paré au plus pressé, elle s’attelle à présent à la reconstruction de ses ponts. 

Audrey Degrange

S’ils jouent un rôle important dans la mobilité, les ponts et passerelles assurent aussi la convivialité et le dynamisme d’une ville. A Verviers, lors des inondations de juillet 2021, ce ne sont pas moins d’une vingtaine d’ouvrages qui ont été touchés à des degrés divers. Ils vont enfin être rénovés. « On voulait que ça aille plus vite, comme tout le monde explique Maxime Degey, Echevin des Travaux à la Ville de Verviers. Mais il y a eu les phases d’étude, les marchés publics pour lancer les différents chantiers, trouver les entrepreneurs et négocier le début des chantiers avec eux. Tout ça a pris du temps mais cette fois-ci on y est et on garde toute notre ambition d’aller le plus vite dans ce dossier. »

Les engins de chantier vont donc s’activer dès ce lundi selon un calendrier et des objectifs précis. « C’est d’abord évidemment de refaire les ponts pour la mobilité dans les quartiers, c’est primordial, ici à Ensival ou dans le quartier de l’Est. Deuxième objectif, c’est diminuer l’emprise des ponts sur la rivière, c’est extrêmement important. Le pont Francval à Ensival aura notamment des pilastres en moins. Enfin, ce sera l’embellissement, c’est la première fois et sans doute la seule fois de l’histoire de Verviers où on va intervenir sur tous les ouvrages en même temps et donc on a réfléchi à une uniformité entre les ouvrages qui va rendre une lecture beaucoup plus sympathique, beaucoup plus jolie de la Vallée de la Vesdre avec la Vesdrienne qui viendra après donc c’était un enjeu esthétique aussi important», souligne l’Echevin.

Une ligne directrice a donc été pensée par le bureau d’étude Sea+Partners, à la manoeuvre sur une dizaine d’ouvrages. «Quand on intervient comme ça sur plusieurs ouvrages sur une assez grande partie, on cherche quelque chose qui peut marquer sur l’intervention sans être visible, détaille Vincent Servais, Ingénieur-architecte – SEA+partners. Les typologies, les géométries des ouvrages sont tellement différentes qu’on ne sait pas se raccrocher à ça. Par contre, quand on franchit un ouvrage, la première chose que l’on voit, c’est la surface sur laquelle on marche et celle qui vous met en sécurité donc le garde-corps. C’est donc la main courante et le garde-corps, que l’on veut le moins visible possible quand on regarde le pont de loin, qui fait l’espace et le fil conducteur et le lien de toutes les interventions. »

Des interventions qui varieront selon les ponts. Certaines seront structurelles, d’autres beaucoup plus légères. 20 millions d’euros, c’est le montant dégagé pour la réhabilitation de ces ouvrages. Des travaux qui devraient durer jusqu’en janvier 2024.








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