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Accident mortel de Theux : le chauffeur et le patron coupables, mais des peines très modérées

 21 mars 2019 09:44  |   Theux

Le jugement est tombé ce matin dans l’affaire du tragique accident du Mont Theux ayant causé la mort deux personnes suite à l’emballement d’un camion fou, en juillet 2015. Le chauffeur ukrainien de 43 ans et le patron de la firme propriétaire du camion, un Polonais, ont été reconnus coupables d’homicides involontaires par défaut de prévoyance ou de précaution. Les peines sont toutefois modérées : 1 an avec sursis pour le patron, 6 mois avec sursis pour le chauffeur, et un an de déchéance du droit de conduire avec un large sursis de neuf mois pour les deux, là où le ministère public avait réclamé 2 ans de prison et 3 ans de déchéance.

C’est le 3 juillet 2015, vers 9h du matin, qu’un camion chargé de bobines de papier, aborde la descente du Mont-Theux. Mais dans la descente, le camion s’emballe, les freins ne répondant plus. C’est à 90 km/h qu’il atteint le bas de la descente, traverse le village de Mont situé sur un faux plat, mais ne peut redresser sa trajectoire lorsqu’il aborde le virage accentué sur la droite vers Theux, lui aussi en descente. Il va tout droit, écrasant contre la glissière une première voiture survenant en sens inverse, avant de verser dans un jardin situé en contrebas en entraînant une autre voiture qui sera écrasée sous le poids lourd. Le camion prendra feu à proximité de la maison des riverains.

Dans la première voiture se trouvait Vanessa Hansenne, une jeune Theutoise de 29 ans, et dans la seconde, Josephus Ravese, un septuagénaire domicilié à Seraing. Ils sont décédés tous les deux, tandis que le chauffeur, s’en tirait indemne.

L’expertise effectuée par l’expert du parquet avait été tout simplement effarante : il n’y avait plus aucune garniture sur trois des freins du tracteur, et était tenue sur le quatrième. « Il ne devait pas pouvoir circuler dans cet état » affirme l’expert qui ajoute que cette usure est bien antérieure à l’accident. Les parties civiles avaient véhémentes, parlant d’acte meurtrier, de carnage, de convoi de la mort… La défense, elle, invoquait la possibilité de l’usage involontaire de plaquettes de contrefaçon, un trafic courant dans les pays de l’est. (L.B.)








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