La police de la Zone Vesdre a organisé un exercice AMOK à l'école de la Providence à Verviers, en collaboration avec les services de secours. Un entrainement grandeur nature aux côtés du CET, le Casual Extraction Team.
Ce dispositif CET a été mis en place dans différentes zones en Belgique après les attentats de Bruxelles en 2016 pour intervenir rapidement et exclusivement dans des situations d'extrême urgence et de violences graves, comme c'était le cas dans la simulation du jour, puisque l'école état prise pour cible par des terroristes. Ces ambulanciers-pompiers sont pour la plupart d'anciens militaires. "Ce sont dès lors des personnes qui ont l'habitude de ces situations de stress, aussi bien par leur passé dans l'armée que par leur présent du pompier-ambulancier. Ils maitrisent donc l'ensemble des compétences demandées, ils sont formés et investis. On ne peut pas trouver meilleur élément pour faire ce job", détaille le lieutenant professionnel de la zone de secous Liège 2 IILE, Luc Grosdent. "C'est important car ils interviennent dans des situations extrêmement dangereuses qui demandent des moyens importants et donc nous avons cette équipe spécialisée et rappelable dans un temps plus ou moins limité".
"On ne maitrise que ce que l'on fait régulièrement"
Lors d'un tel exercice grandeur nature, la collaboration entre les services est primordiale. "On ne maitrise que ce que l'on fait régulièrement, donc au plus nous réalisons ces exercices, au plus nous pouvons travailler facilement. Ces exercices permettent de prendre des contacts avec les différentes zones de police et les différents services médicaux. Cela permet de créer une meilleure cohérence sur les interventions et d'être efficients", explique le lieutenant Luc Grosdent.
Un exercice pour l'école aussi
Pour le personnel de l'école, se retrouver otage de terroristes et au coeur d'une intervention d'envergure comme celle-ci demande aussi une fameuse gestion de son stress. "Quand on nous a fait le briefing le matin, on rigolait", commence Frédérick Herzet, directeur de l'école de la Providence, "mais quand les premiers coups de feu ont été tirés et qu'on a entendu les premiers cris, on a de suite senti monter la pression. Il faut alors vraiment gérer son stress. C'est un exercice qui nous a permis de prendre conscience de plusieurs choses. On a aussi pu voir comment travaillaient les policiers et les pompiers. On a beaucoup appris les uns les autres aujourd'hui".
"C'est un exercice qui nous a permis de prendre conscience de plusieurs choses"
Un apprentissage essentiel pour perfectionner ces interventions d'urgence qui permettent de sauver de nombreuses vies. Et beaucoup d'expérience acquise aujourd'hui par les différents services d'intervention.
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