Ce jeudi, des enseignants verviétois ont pris le train pour Bruxelles pour participer à la manifestation contre les réformes de l’enseignement. En parallèle, le mouvement “Mars Attacks” s’organise et gagne du terrain dans plusieurs écoles de Verviers.
Ce jeudi matin, vers 8h, des enseignants se sont rassemblés devant la gare de Verviers avant de prendre la direction de Bruxelles. Leur objectif : se faire entendre et dénoncer les réformes du gouvernement en matière d’enseignement.
« Je veux absolument marquer mon désaccord face à des mesures prises sans concertation avec les acteurs de terrain. L’école n’est pas une variable d’ajustement », affirme Vanessa Amato, enseignante à l’Institut Sainte-Claire à Verviers.
Des mesures vivement critiquées
Parmi les principales sources d’inquiétude : le recours accru à des enseignants peu ou pas formés, le flou autour du tronc commun dans le secondaire ou encore l’augmentation annoncée de 10 % de la charge de travail dans le secondaire supérieur.
« On ne se rend pas compte à quel point les mesures actuellement sur la table du gouvernement MR-Engagés mettent l’école sous pression. Cela fait des mois que les profs se mobilisent sans être entendus. Nous refusons ces réformes, car aucune ne nous semble positive. Nous refusons cette vision de l’enseignement et de sacrifier l’école en faisant des économies sur le dos des jeunes », déclare Pauline Dumoulin, enseignante à l’Institut Notre-Dame à Verviers.
Un mouvement qui s’organise
Au-delà de la manifestation nationale, les enseignants verviétois entendent structurer leur mobilisation. Beaucoup ont ainsi rejoint le mouvement « Mars Attacks », lancé à Bruxelles et qui rassemble déjà 53 écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles opposées aux réformes. « À Verviers, quatre écoles ont déjà rejoint le mouvement et nous espérons que d’autres suivront. Nous souhaitons aussi que les parents se mobilisent, car nos revendications dépassent le cadre des enseignants. L’école est fondamentale dans notre société. C’est un investissement. Quel parent accepterait aujourd’hui que l’on sacrifie l’école de ses enfants ? », poursuit Pauline Dumoulin.
Une mobilisation appelée à se poursuivre
Plusieurs établissements ont déjà emboîté le pas, dont l’Institut Notre-Dame, SFX 2, Sainte-Claire et l’Athénée Thil Lorrain. À Verviers, la mobilisation ne fait que commencer. De nouvelles actions sont déjà annoncées dès la semaine prochaine.
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