À mesure que l'échéance approche, les mobilisations gagnent du terrain. Dès 7h30 du matin, les étudiants se rassemblent devant les établissements scolaires, déterminés et organisés ! Ils revendiquent une mobilisation pacifique et bienveillante !
"Soyez impeccables pour éviter de décrédibiliser le mouvement tout entier. Il ne faut pas tout gâcher maintenant". Derrière ce mot d’ordre, "Students Attacks" affirme une ligne claire : celle d’un mouvement pacifique, sans intimidation, ni violence.
Des voix, pas des menaces.
"Students Attacks", un nom volontairement percutant, mais qui ne reflète en rien une volonté d’agressivité. Sur le terrain, les étudiants rencontrés sont unanimes : il n’est pas question de semer la peur !
"On n'est pas du tout là pour semer la terreur, comme certains l'ont dit. On est là pour défendre nos droits. Je pense qu'on a tous le droit à une éducation avec le moins de moyens possible. Et je répète, on est ici vraiment pour défendre nos droits et pas pour semer la terreur, ni même pour faire peur à certaines personnes", explique Inès Zohri.
Les jeunes sont touchés par les accusations de violence
À travers plusieurs témoignages recueillis sur le terrain, certains étudiants disent se sentir blessés, voire incompris, face aux accusations de violence visant leur mobilisation. Une polémique qui a notamment émergé hier, lors d’une manifestation à Verviers.
"L'image qui était véhiculée par les différents meneurs était une image bienveillante. C'était plutôt d'aller faire du bruit, d'aller chanter, etc. Maintenant, effectivement, moi qui étais à l'arrière du peloton, les élèves étaient rentrés dans la cour. Les élèves étaient calmes. Je les ai suivis et directement, j'ai relayé le message. On n'a rien à faire ici, c'est se mettre en défaut. Il faut vider les lieux et surtout ne pas rentrer dans les locaux. Message qui a directement été relayé. Et dans les trois minutes, ils étaient tous dehors. Il y a peut-être quelques individus aussi qui ne sont pas spécialement dans le groupe de tête", raconte Pierre Braun, professeur à l'Institut Saint-Michel.
Ça nous a fait du mal de voir que les gens ont mal pris notre geste
"On a suivi la foule et on a décidé de rentrer dans l'école et ça n'a pas été plus loin. Enfin, je n'ai pas vu que ça avait été plus loin et je ne sais pas trop ce qui s'est passé à l'intérieur. On était là de façon pacifique pour soutenir les professeurs, qui enseignent dans cette école, et les élèves. Ça nous a fait du mal de voir que les gens ont mal pris notre geste", ajoute Naomie Numuhire.
Le mouvement étudiant assure vouloir poursuivre ses actions dans les prochains jours, tout en restant fidèle à cette ligne de conduite.
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