La Ville de Verviers appelle les propriétaires à redoubler de vigilance concernant l'état des balcons et loggias. Avec le vieillissement et les effets du climat, certaines structures peuvent présenter un risque pour les occupants et pour les passants.
Ils font partie intégrante du paysage urbain verviétois et contribuent à la richesse de son patrimoine architectural. Mais avec les années, certains balcons et loggias peuvent aussi devenir une source d'inquiétude, voire représenter un danger.
Un drame à l'origine de la sensibilisation
La Ville de Verviers a décidé de lancer un appel à la vigilance après avoir été sensibilisée à un accident tragique survenu à Bruxelles. « Nous avons été sensibilisés par une maman qui a vécu un drame terrible. En 2023, elle a perdu son fils après la chute d'un balcon à Bruxelles. L'enquête a démontré que ce n'était pas le comportement de la victime qui était en cause, mais bien la vétusté du balcon. Nous avons alors interrogé les services et les ingénieurs de la Ville de Verviers, qui nous ont confirmé que cette problématique pouvait également exister chez nous », explique Maxime Degey, bourgmestre de Verviers.
Des structures fragilisées par le temps
À Verviers, de nombreux immeubles anciens, notamment ceux construits avant-guerre, possèdent encore des balcons ou des loggias. Souvent composées de pierres assemblées au ciment, ces structures subissent les effets du temps. Intempéries, humidité ou encore épisodes de gel contribuent progressivement à leur dégradation.
Pour la Ville, la prévention reste le meilleur moyen d'éviter tout accident. « Le message que nous adressons aujourd'hui aux propriétaires est simple : soyez attentifs. Certaines dégradations sont visibles à l'œil nu, notamment des fissures apparentes. Il est aussi possible de faire appel à un ingénieur. Cela représente un coût, mais la prévention n'a pas de prix. L'objectif est d'éviter qu'un drame comme celui de Bruxelles ne se reproduise », poursuit Maxime Degey.
La responsabilité des propriétaires engagée
Des fissures, du ciment qui s'effrite ou encore des garde-corps dégradés sont autant de signaux qui doivent alerter. Car au-delà de la sécurité des passants, l'état d'un balcon engage également la responsabilité de son propriétaire. « Le propriétaire est responsable de son bien et de l'entretien de son balcon. C'est la même chose pour un mur mitoyen qui s'effrite. En intervenant à temps, on évite les catastrophes et on limite les coûts de réparation. Réagir rapidement coûte toujours moins cher que d'attendre une dégradation plus importante. En matière de sécurité publique, la Ville peut intervenir et mettre en place des périmètres de sécurité sous les balcons dangereux, mais cela représente également un coût supplémentaire pour les citoyens », conclut le bourgmestre.
Une vigilance collective
Parce qu'un danger potentiel n'est pas toujours visible pour le propriétaire lui-même, la Ville invite également les citoyens à rester attentifs. Signaler une situation préoccupante peut permettre d'attirer l'attention sur un risque réel et, dans certains cas, contribuer à éviter un accident.
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