C'est un triste cortège qui parcoure les rues du centre spadois. Vêtements sombres, visages cachés par des mouchoirs, musique funèbre, l'heure ne serait-elle pas à la fête ? " Aujourd'hui c'est l'enterrement de Mathy Loxhet. On est en train de faire l'enterrement de l'os de l'hiver, on va brûler tout ce qu'il y a de mauvais dans l'hiver pour laisser place au renouveau apporté par le printemps ", précise Alexandra Philippe, directrice du Centre culturel Spa-Jalhay-Stoumont. Boulevard des Anglais, à l'emplacement de l'ancien temple anglican, le cortège arrive à sa fin. C'est là que se joue le dernier acte pour Mathy Loxhet.
Les rapwertroules font office de procès. Faits et ragots récoltés au long de l'année n'épargnent ni les petits ni les puissants. 2024 était une année électorale et les femmes et hommes politiques se retrouvent en ligne de mire." Une rapwertroule, c'est un racuspotage. On a récolté pendant un an tous les cancans de la ville et nous les avons repris dans un discours d'un petit quart d'heure qui se moque d'u peu tout le monde, surtout des politiciens cette année ", explique Pol Jehin, membre du Centre culturel Spa-Jalhay-Stoumont.
Le dernier acte de cette tradition spadoise est connu d'avance : Mathy Loxhet, et tout ce qu'il représente, sont brûlés vif pour laisser place au renouveau apporté par le printemps.
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