Le service d’accompagnement de jeunes parents « Pré-en-bulles », actif en Wallonie picarde, a reçu le Prix Reine Mathilde. Une reconnaissance à laquelle ont contribué des élèves de l’Athénée Royal Verdi, reçus ce midi au Palais royal.
Tenue soignée, regard impressionné… Mais surtout pour ces élèves de l’Athénée Royal Verdi de Verviers, la fierté d’avoir joué un rôle décisif sous les yeux de la Reine Mathilde. Car ils n’étaient pas au Palais royal par hasard. Ils ont désigné le lauréat du Prix Reine Mathilde 2026 géré par la Fondation Roi Baudouin qui récompense un projet innovant de soutien à de très jeunes parents en situation de vulnérabilité. « Aujourd’hui, on a eu la chance d’avoir 16 jeunes issus de deux écoles, wallonne et flamande, qui ont travaillé pendant des mois autour de six projets pour finalement choisir le lauréat », explique Cathy Verbyst, Responsable communication de la Fondation Roi Baudouin.
« Pré-en-bulles », un projet qui fait l’unanimité
Et le lauréat, c’est le service d’accompagnement périnatal ‘Pré-en-bulles’ de l’asbl Enfances actif à Tournai et à Mouscron. Un service que les jeunes ont jugé particulièrement pertinent et humain. « On a deux espaces conçus comme des appartements dans lesquels les jeunes parents, une fois par semaine à Tournai et une fois tous les quinze jours à Mouscron, sont invités à venir passer un temps d’arrêt, une respiration, une bulle d’air autour de leur bébé, autour des besoins de leur bébé, de leurs questions et des réponses qu’ils peuvent apporter. Avec l’objectif que leur enfant grandisse le mieux possible », raconte Magali Broquet, Psychologie service Pré-en-bulles.
Une expérience citoyenne marquante pour les élèves
Pour les élèves de l’Athénée Verdi, cette expérience restera sans doute un moment fort de leur parcours scolaire. Ils ont participé à un processus de sélection réel en donnant leur coup de cœur à un projet qui leur parle. « Ils étaient super content comme si c’était un projet qu’ils avaient porté eux-mêmes. C’est vraiment bien de participer à une démocratie que nos élèves pratiquent. Autour de ce projet lauréat, ils ont été unanimes », explique Inga Karapetyan, professeur Sciences sociales AR Verdi.
Des jeunes face à des réalités de société
Précarité, isolement, parentalité précoce.. Les jeunes de Verdi ont plongé au cœur de problématiques sociales fortes. Une expérience qui dépasse largement les murs de la classe. « Avoir des personnes qui mettent en marche des projets pour les aider et se dire que ce sont des jeunes comme nous avec juste un enfant en plus, c’est juste incroyable d’apporter une aide. Surtout qu’on a la même vision des choses qu’eux. Donc, on peut les aider plus que les adultes je trouve », témoigne Shana, élève de 5è Sciences sociales de l’AR Verdi. « Je pense qu’il faudrait plus prendre les jeunes au sérieux dans certaines situations parce que ce n’est pas nécessairement eux qui choisissent d’être parents si jeunes. Et surtout mettre plus d’aides en place pour être assurés qu’ils soient suivis au quotidien », raconte Clémence.
Une voix qui compte déjà
Aujourd’hui, les élèves de 5è secondaire de Verdi n’ont pas seulement assisté à une cérémonie. Ils ont prouvé que, même à 17 ans, on peut déjà peser dans les décisions qui façonnent la société.
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