À Dolhain, des élèves du primaire se sont penchés sur un sujet sensible : la guerre. Grâce à un projet de Wallonie-Bruxelles Enseignement, ils ont découvert le travail des journalistes en zone de conflit et ont appris à décrypter les images du quotidien.
Dans cette classe de 5e et 6e primaire à Dolhain, on ne parle pas de maths ni de français… mais bien de la guerre. Un sujet difficile, parfois abstrait pour ces élèves… qui prend ici une toute autre dimension. Grâce à un projet pédagogique de Wallonie-Bruxelles Enseignement, ils découvrent comment aborder cette thématique parfois délicate en tant que journaliste et comprendre la réalité du terrain derrière les images vues à la télévision. "Je trouve que ça nous apprend un peu la réalité, c'est important de voir ce qui se passe en dehors de chez nous", explique l'un d'eux.
Face à eux, une grande reporter de la RTBF qui a couvert plusieurs zones de conflit à travers le monde, Françoise Wallemacq. Elle est venue partager son expérience, expliquer son métier… mais aussi donner du sens à son travail auprès des plus jeunes. " Ça fait 3 mois que je le fais et j'adore aller dans les classes et parler à des enfants de cet âge-là. Je pense que c'est important qu'ils comprennent ce qui se passe sur le terrain, derrière l'écran de télévision. D'abord, ça les désangoisse peut-être, parce que le monde actuel est assez anxiolitique. Peut-être que ça leur apprend aussi à juger de l'importance de l'information. Une information c'est pas gratuit, ça se construit, ça se recoupe et ça ne se lit pas sur les réseaux sociaux. Donc il qu'il sache que journaliste, c'est un vrai métier", précise Françoise Wallemacq.
Très vite, les échanges s’installent. Les questions fusent, parfois directes, souvent touchantes… de quoi marquer la journaliste, surprise par la maturité et la sensibilité des élèves.
Derrière cette initiative, une volonté claire : aborder des sujets difficiles dès le plus jeune âge, avec les bons outils. Un projet qui mêle éducation aux médias, compréhension du monde… et apprentissage de la citoyenneté. " L'idée c'est de retirer le tabou du sujet, c'est oser en parler mais ne pas en parler n'importe comment, c'est-à-dire avec une méthodologie qui permet de ne pas aborder le sujet de front et surtout de ne pas faire appel directement à tous les préjugés, toutes les préconceptions que les élèves pourraient avoir sur un conflit en particulier", insiste Delphine Mignon, conseillère au soutien et à l’accompagnement pour Wallonie-Bruxelles Enseignement.
À travers ce type de rencontre, les élèves ne se contentent pas d’écouter. Au sein de la classe, ils ont ainsi pu apprendre à questionner l’information, à prendre du recul, et à mieux comprendre les réalités complexes qui les entourent. Un travail essentiel à une époque où les images de guerre circulent en continu, y compris auprès des plus jeunes.
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