Après cinq années d’interruption, la fête du chou a fait son grand retour à Jalhay. Un rendez-vous gourmand et convivial qui a rassemblé près de 200 convives autour de la célèbre potée !
Créée il y a 46 ans par une poignée de joyeux lurons, la fête du chou fait aujourd'hui partie intégrante du folklore jalhaytois. La crise sanitaire avait toutefois mis un coup d’arrêt aux réjouissances. Durant plusieurs années, la potée était proposée uniquement à emporter, via un service traiteur. Si la formule "à emporter" n'a pas enterré la tradition, elle l'avait tout du moins rendue moins festive comme le rappelle le président de la Jeunesse de Jalhay, Paul Donckier :
Depuis deux ou trois ans, beaucoup de personnes nous demandaient quand la fête allait reprendre. La formule à emporter a bien fonctionné, mais dans un village, il faut surtout faire renaître les festivités et l’ambiance.
Le chou, une histoire locale
Si le chou est aujourd’hui cultivé sur les hauteurs de Dolhain, il était autrefois produit directement à Jalhay. Le sol pauvre et argileux était propice à la culture de ce chou, poursuit Paul Donckier :
Auparavant, les fermiers le cultivaient eux-mêmes, ce qui explique qu'on associe cette potée avec des viandes de porc. Aujourd’hui, c’est un maraîcher de Dolhain qui a accepté de perpétuer cette culture.
Aux fourneaux, Tommy Willot a repris la recette de Juliette, à l'origine de la potée, une recette légèrement revisitée.
Le comité épluche et nettoie les pommes de terre pendant la semaine. Mon ami Jean-Marie cuit tout à Waimes et ici, on termine à la poêle avec un peu de matière grasse et de jus de viande. Les jeunes, eux, s’occupent de la cuison des viandes à l’extérieur.
Des convives conquis
Les témoignages étaient unanimes autour des tables.
Comme chaque année, elle est très bonne. C’est vraiment chouette que ça ait repris ici dans la salle - confie un habitué.
Pour d’autres, c’était une première :
On n’était jamais venus, mais on trouve ça excellent. On reviendra.
Certains sont venus de très loin pour déguster la fameuse potée.
Vous êtes venus de Paris juste pour la potée ?
Oui, c'est dingue ! Mais quand on aime, on ne compte pas !
Le coup d'envoi de la soirée a été donné, juste après le repas, avec la célèbre chanson dédiée au chou de Jalhay, popularisée par l’accordéoniste Tony Musette, disparu en juin dernier. Cet hymne, devenu à l'instar de la potée incontournable, a dignement relancé la tradition. Un retour aux sources prometteur, puisque les organisateurs annoncent déjà la reprise de la Fête du Bœuf pour l’été prochain.
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