On se souviendra sans doute sans problème de cette ubuesque histoire de ce cycliste qui le 25 décembre 2020, était arrivé à vitesse soutenue sur un chemin enneigé des Fagnes et avait bousculé un enfant d’un coup de genou. La petite fille était tombée dans la neige, sans aucun dommage cependant, tandis que son papa filmait la scène par hasard. La vidéo de l’incident avait alors été publiée sur Facebook par le papa. Elle avait été partagée massivement, suscitant une indignation quasiment nationale. L’homme avait même passé 24h en cellule. L’affaire a été jugée et le cycliste, reconnu responsable d’avoir roulé trop vite et d’avoir bousculé la petite, avait toutefois obtenu une suspension du prononcé.
Mais le cycliste, ébranlé par l’emballement médiatique de cette malheureuse affaire, a répliqué devant la justice, estimant que le papa de la fillette lui avait causé un tort énorme en diffusant cette vidéo. Il avait donc demandé au tribunal civil un dédommagement de 4.500 euros, soit le prix de son vélo avec lequel il n’osait plus sortir tant celui-ci était reconnaissable. Me Culot, l’avocat du cycliste de 62 ans, avait expliqué sa démarche «Ce que veut mon client, ce n’est pas l’argent. Il pourrait en effet se contenter d’un euro symbolique. Ce qu’il veut faire comprendre, c’est qu’on ne peut pas mettre tout et n’importe quoi sur les réseaux sociaux, et surtout n’importe comment. Publier la vidéo en demandant de la partager en masse - ce qui sur ce point a été une totale réussite - cela ne va pas.Cette histoire a pris des proportions qu’elle n’aurait jamais du prendre. Je rappelle qu’il s’agit juste d’un cycliste qui bouscule par inadvertance une petite fille qui tombe les fesses dans la neige. Et c’est tout. Cela valait-il la peine de lancer un appel à témoins comme on l’a fait pour les tueurs du Brabant? Mon client devait-il passer 24h en prison pour cela ? Pendant des jours et des jours, mon client a vécu dans une grande inquiétude. Or c’est un homme sans histoire, qui n’a aucun antécédent judiciaire. Tout cela était démesuré».
Le jugement aurait dû tomber ce mardi. Mais le tribunal a ordonné une réouverture des débats aux fins d’entendre les parties s’expliquer sur l’existence d’une atteinte aux droits de la personnalité du demandeur, soit le cycliste, et sur l’équilibre entre le droit à la liberté d’expression du papa et ceux du cycliste, et sur le principe de proportionnalité. Un nouveau procès est donc prévu en principe le 4 avril.
(L.B)
Recommandations
Stavelot reprend un tronçon de la N640 : un choix stratégique pour les parkings du circuit
Les élèves de Bilstain se mobilisent pour les enfants malades
Le glacier Fabio Marasti de Heusy en finale mondiale à Las Vegas
2 ans de prison, avec sursis probatoire, pour la diffusion d’images pédopornographiques
Innovation à Thimister-Clermont: un robot magasinier
À Theux, Tipi prouve que le vrac peut être écologique… et économique
Verviers : importants travaux avenue de Spa dès ce 16 mars, circulation fortement perturbée