La saga autour de l'avenir du club de football de Cornesse semble avoir trouvé sa chute. Après de multiples discussions qui n'ont abouti à rien avec la commune de Pepinster et la Fabrique d'Eglise, le club est donc forcé de déménager.
Pour rappel, après s'être essuyé à un refus de la commune de mettre à disposition du club de Cornesse les nouvelles infrastructures du pôle sportif, le club a ensuite vu la Fabrique d'Eglise, propriétaire des infrastructures utilisées par le club, ne pas renouveler le bail pour la saison prochaine. Après plusieurs discussions entre les 3 parties, Cornesse a annoncé dans un communiqué ne pas avoir trouvé d'accord pour rester dans ses infrastructures historiques depuis 76 ans, et dont le dernier moment inoubliable sera donc le match du 17 mai 2026 qui a acté la montée de Cornesse en P2 10 ans après l'avoir quittée.
"Je ressens beaucoup de déception. Nous n'avons pas réussi à avoir des discussions constructives", commence le président du RFC Cornesse, Erwan Halkin, qui indique que "le président de la Fabrique d'Eglise de Cornesse n'a jamais voulu communiquer (ndlr : il n'a pas non plus souhaité s'exprimer à notre micro sur le sujet). C'est qu'il doit avoir quelque chose à se reprocher, dans le sens où il sait que ce qu'il est en train de faire n'est pas correct. Je suppose qu'il fait ça pour une bonne raison".
Le président de la Fabrique d'Eglise de Cornesse n'a jamais voulu communiquer. C'est qu'il doit avoir quelque chose à se reprocher
Selon le président de Cornesse, la Fabrique d’Eglise s’est purement et simplement rangée derrière la volonté de la commune de Pepinster de fusionner tous les clubs de son territoire.
Impossible de faire cohabiter deux clubs
De son côté, la commune refuse toujours l’accès aux nouvelles infrastructures sportives pour le club de Cornesse, puisque selon elle, il y serait impossible de faire cohabiter deux clubs. L’échevin des Sports, Amaury Evrard, dit toutefois laisser une porte ouverte pour une association de jeunes. Mais Cornesse souhaitait pour cela une année de transition, afin que toutes les parties concernées travaillent ensemble sur cette association. "On voulait créer un groupe de travail pour arriver au terme de cette année de transition à une association correcte, respectueuse des points de vue de tous les clubs et ASBL sur la situation. Bref, une vraie association et pas juste quelqu'un qui décide et qui met les personnes qu'il veut à chaque place. Car ici, c'est l'Entente Pepine qui a tout fait de son côté", détaille Erwan Halkin.
On voulait créer un groupe de travail pour arriver à une vraie association et pas juste quelqu'un qui décide et qui met les personnes qu'il veut à chaque place
Cette proposition a également été refusée ce mercredi par la commune, ne laissant plus d’autre choix à Cornesse que de trouver un nouveau site. Or, aucun autre site n’existait sur la commune pour l'accueillir et le club, pourtant club fanion de la commune puisque le seul qui évoluera en P2 la saison prochaine, jouera donc sur le terrain de Ayeneux, dans la commune de Soumagne, dès la saison prochaine. "Ce n'est pas le plus beau terrain de la province, ni de la région, mais on n'a jamais été friand d'avoir des super terrains. Par contre, ces infrastructures ont du cachet et conservent l'aspect familial, comme chez nous. Ça sera le futur 'chez nous' et on est content de garder ce côté familial quoi qu'il se passe", confie le président du RFC Cornesse.
Minimum 2 ans à Ayeneux
Selon les règles en vigueur de l’Union Belge de football, le club de Cornesse devra rester deux ans dans ces nouvelles installations. Quant au terrain et aux infrastructures à rajouter, comme des barrières entourant le terrain ou encore les bancs pour les remplaçants et le staff, celles-ci devront être installées pour le 19 juillet au plus tard, jour de reprise de l’équipe première qui visera le maintien en P2 pour la saison à venir.
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