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A la découverte du Side-by-Side Vehicule

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 21 fevrier 2021 10:12  |   Limbourg


À l’image de Cody Miller, qui a récemment remporté le King of the Hammers aux USA, ces petits bouts de 7 à 12 ans avalent l’asphalte sans relâche, avec passion, envie et concentration. Au volant de leur buggy, ils viennent en stage apprendre la discipline du Side-By-Side Vehicule à l’Enduro Trail de Bilstain. Si ce sport est très populaire outre-Atlantique, surtout aux Etats-Unis, il l’est moins chez nous.

"Ici ce sont des petits véhicules où ils se mettent à deux, donc on a d’office le pilote et le co-pilote", explique Catherine Wilkin, l’organisatrice du stage. "On leur apprend à s’aider l’un l’autre. Le co-pilote est là pour regarder le tracé, expliquer au pilote s’il va trop vite ou pas assez vite. Ils vont apprendre tout ce qui est accélération, freinage, prendre les courbes correctement. Ils vont aussi apprendre à regarder loin. La technique du regard est super importante. Cest ce qu’on essaye vraiment de leur apprendre, regarder loin où on veut aller", détaille-t-elle.  

Un apprentissage hors véhicule

Il y a donc deux enfants par buggy, le pilote et le co-pilote. Mais problème : il n’y a justement que deux places dans un buggy. Alors comment se déroule l’apprentissage sans moniteur à bord du véhicule ?

"J’aime bien que les règles soient très strictes", commence Catherine Wilkin. "Dès le départ, ils savent déjà comment je fonctionne avant de monter dans le véhicule. On fait vraiment très attention à ça. On a des routines tout le temps. On a des gestes aussi qu’on leur apprend : s’arrêter, couper le moteur... Quand on fait les manoeuvres on leur apprend déjà bien tous les gestes pour réaliser celles-ci correctement. Jusqu’à présent, ça se passe super bien, les enfants écoutent, ils sont vraiment à fond dedans", raconte Catherine. "De toute façon, le buggy ne sait pas démarrer si la ceinture de sécurité n’est pas mise. Ils savent mettre le contact mais après ils n’ont pas de puissance, donc ça c’est déjà super bien. Et nous on leur apprend de toute façon qu’ils doivent respecter toutes les distances de sécurité. Donc on ne se rapproche pas des autres. On ne les fait pas non plus démarrer en système course, ils démarrent chaque fois tout seul pour être sûr qu’ils ne se rattrapent pas. S’il y a un plus petit qui a eu une difficulté pour un virage et qu’il doit faire une petite manoeuvre, on attend, on garde vraiment ses distances. Dès qu’on est arrêté et que je demande de couper, on coupe le moteur. On ne descend pas du véhicule tant que tous les buggys ne sont pas arrêtés. Donc il y a chaque fois des règles qui sont mises en place", conclut-elle. 

Un sport tous terrains

Ces véhicules, dont la vitesse maximale est de 50km/h, sont tous terrains. Et justement, à Bilstain, le tarmac n’est pas la seule surface où il est possible de faire rugir son moteur.

"Ici on est sur le circuit de super motard, donc avec du tarmac. Après on a des terrains un peu plus boueux, un peu plus caillouteux, un peu plus trialisants dans le fond. Les enfants vont vraiment découvrir toutes sortes de terrains avec leur véhicule", confirme l’organisatrice du stage. 

Différentes surfaces qui demandent évidemment des conduites adaptées.

"Aujourd’hui, il fait quand même fort humide donc le tarmac est fort glissant. Maintenant, quand il fait sec, il y a beaucoup plus d’adhérence, donc le véhicule ne se conduit pas du tout de la même façon. Sur la boue, les enfants peuvent s’en donner à coeur joie, ils peuvent partir en dérapage comme ils disent, et commencer à apprendre à contrebraquer avec le véhicule pour arriver à contrôler son petit buggy", indique Catherine. 

De l’amusement et des bons réflexes 

Le SSV (Side-by-Side Vehicule) tente de se développer en Europe et en Belgique, mais à contrario, le nombre de terrains à louer pour les sports mécaniques diminue d’année en année. Pourtant, savoir conduire un buggy apporte certains avantages.

"C’est chouette de pouvoir motiver tous les jeunes par autre chose qu’une PlayStation d’une part. D’autre part, ça leur permet d’apprendre les bons réflexes pour plus tard, quand ils se retrouveront sur la route", confie Benoît Reul, moniteur de SSV.  

Surtout que les dix enfants présents à ce stage n’ont qu’une envie : continuer à piloter.

"C’était trop bien. Au début, j’étais un peu anxieux mais en vrai, ça va", avoue Guillaume, en stage. "En fait, j’ai vraiment l’impression qu’à chaque faux pas, on va tomber ou se retourner. Du coup, c’est sûr que quand j’ai vu la bosse là-bas, je ne voulais pas trop y aller mais finalement c’était cool", ajoute-t-il. 

"Je me suis bien amusé, j’ai été rouler avec un super bon Polaris. J’aimerais bien refaire ce stage", avoue le jeune Félix. 

Nous avons nous aussi pu essayer un Polaris, mais évidemment, nous n’avons pas osé prendre autant de risques que les futures stars de la discipline. (Nicolas Lesecque)

 








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