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La Mecque du biathlon à Elsenborn grâce à son stade unique en Belgique !

 10 avril 2022 10:00  |   Butgenbach


Le biathlon n’est pas le sport le plus populaire en Belgique, loin de là. Et pourtant, il attire de plus en plus d’adeptes, saison après saison. La discipline est en plein essor. Mais jusqu’ici, ça manquait cruellement d’infrastructures. Pour y remédier, un tout nouveau stade de biathlon vient d’être créé à Elsenborn. Un stade unique en Belgique, qui doit permettre aux biathlètes belges de progresser et surtout de réduire l’écart avec leurs concurrents des grandes nations.

Elsenborn...La Mecque du biathlon belge! Le petit village des Cantons de l’Est peut être fier. Il possède un stade flambant neuf et unique en son genre en Belgique : un stade de biathlon.

Inspiré de stades mythiques de Coupe du Monde comme Ruhpolding ou Oberhof, l’enceinte possède un stand de tir de 16 positions et une piste de roller-ski sinueuse, pentue et technique d’un kilomètre trois cents (1,3km). Une nécessité si la 22e nation mondiale veut continuer à grandir. "L’objectif, c’est de promouvoir à la fois le ski de fond et surtout le biathlon, de permettre aux jeunes de découvrir ce sport, de le pratiquer en Belgique et de progresser pour atteindre un niveau international", explique Viktor Krings, secrétaire de la fédération belge de biathlon.

Element central, le pas de tir ouvert à toutes les catégories d’âge, dès 8 ans. Différentes possibilités de tir : tir avec un petit calibre, tir à plomb, tir laser.

Elsenborn accueille déjà les entrainements des élites du biathlon belge. Dans un futur proche, des compétions nationales et internationales s’y dérouleront aussi.

Le stade a coûté 1,4 millions d’euros, financés à 60% par la communauté germanophone. Le prix à payer pour réduire l’écart avec les grandes nations du biathlon que sont les pays scandinaves, la France ou l’Allemagne. "On a les possibilités de s’entrainer tout l’été comme les grandes nations. La seule chose qui nous manque, comme souvent en Belgique, c’est la neige en hiver. Mais là, on partira. Donc on espère faire un gros pas en avant à partir de cette année", Pascal Langer, entraineur des juniors belges.

Derrière les Florent Claude, Thierry Langer et Lotte Lie, nos biathlètes les plus connus, la relève est là. Une génération très prometteuse à l’image de nos régionaux, Sam Parmentier et Manon Gabriel. Fini pour ces jeunes espoirs d’aller à l’étranger pour s’entrainer. Direction Elsenborn 4 à 5 fois par semaine. "On enviait les autres pays", reconnait Sam. "Ca fait vraiment plaisir quand on voit dans les conditions dans lesquelles on s’entrainait avant", surenchérit Manon. 

Dans un pays sans véritable culture du sport d’hiver, pas facile de convaincre les pouvoirs publics de soutenir le biathlon. Pourtant, la discipline peut amener facilement des belges aux Jeux Olympiques d’hiver. Malgré l’échec à Pékin, la délégation noire jaune rouge reste optimiste pour l’avenir et notamment les JO 2026 à Milan et Cortina d’Ampezzo. "On ne peut pas cacher une certaine déception au vu des résultats réalisés durant l’année, top 20, top 15, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. On avait aussi cet objectif aux JO. Ca n’a pas fonctionné malheureusement. Mais on espère qu’avec le vivier qu’on a actuellement, on pourra réaliser de belles choses en 2026 et après, en 2030, 2034, etc", confie Pascal Langer.

Saison après saison, l’histoire d’amour entre la Belgique et le biathlon se construit, se développe...Le nombre de biathlètes ne cesse d’augmenter. A l’instar d’Elsenborn, Spa aura aussi sa piste de biathlon prochainement, au centre sportif La Fraineuse.

Reste à espérer que ces investissements finissent par un mariage de résultats et de performances de haut niveau lors des Jeux Olympiques. 

Renaud Collette








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