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Arnaud Mollers, entre médecine et football

 16 mai 2021 10:23  |   Stavelot


Combiner le foot à haut niveau et des études supérieures, c’est possible. Le Stavelotain Arnaud Mollers en est le parfait exemple. Ce jeune défenseur de 19 ans évolue en u21 à l’AS Eupen, et suit des études de médecine à l’Université de Liège. Cette dernière offre d’ailleurs la possibilité à ces jeunes de bénéficier d’un statut d’étudiant-sportif, qui leur procure quelques avantages. Des avantages, dont Arnaud n’a pas eu besoin.

"J’ai postulé au début de l’année pour avoir le statut d’étudiant-sportif. Il faut remplir certains critères pour cela, et c’est mon cas. J’ai donc obtenu ce statut. Il me donne certains avantages. Je peux m’organiser pour pouvoir parfois décaler certains examens s’ils tombent au même moment qu’une compétition sportive. Cette année, je n’ai pas eu ce cas-là puisqu’avec la crise sanitaire, notre championnat a été annulé. J’avais également le droit de diminuer mes crédits, ce que je n’ai pas fait non plus. Comme je suis en première année, j’avais la chance de prendre cette décision plus tard, jusque fin janvier donc après mes examens. J’ai attendu d’avoir mes résultats pour me décider. Et comme j’ai tout réussi, j’ai refusé de diminuer mes crédits. Cependant, même si je n’ai pas utilisé les avantages de mon statut cette année, je sais que j’en aurai peut-être besoin l’année prochaine"

Avec 5 entrainements par semaine et un match, Arnaud a besoin de s’organiser. Surtout qu’avec la crise du Covid-19, ses entrainements ont été avancé à 4 heures de l’après-midi.

"Au début de l’année, quand nous étions en présentiel, je devais parfois quitter l’amphithéâtre en plein milieu du cours pour partir à l’entrainement. Le fait d’avoir cours à distance actuellement m’aide un peu. Cela me permet de perdre moins de temps niveau trajets et je ne rate plus des cours vu qu’on a les vidéos enregistrées. Je peux donc les regarder quand je veux. Alors que si on avait continué en présentiel, j’aurais raté beaucoup de cours. Même si je demandais les notes de mes camarades, c’est quand même plus simple de les prendre soi-même. On écrit ce qu’on veut, ça peut être plus complet et on ne note pas toujours la même chose que les autres car chacun à sa façon de voir". 

"S’il n’y avait que le foot et l’école, je perdrais la tête"

Entre les études et le foot, Arnaud avoue qu’il n’a pas énormément de temps libre. Mais dès qu’il en a, il le passe avec sa copine et sa famille.

"Cela me permet de décompresser, donc c’est très bien. Avoir un peu de temps libre, ça fait vraiment la différence parce que je pense que si je n’avais que l’école et que le foot, un moment donné je perdrais un peu la tête", sourit-il.  

Perdre la tête ou prendre la grosse tête, c’est justement ce que le club de l’AS Eupen souhaite éviter à ses jeunes.

"Les dirigeants du club préfèrent que l’on fasse des études parce que cela permet d’avoir un train de vie, de se lever tous les jours tôt, de travailler et de ne pas rester chez soi sans rien faire. Je pense que c’est mieux pour nous aussi parce que ça permet d’avoir une roue de secours si jamais on se blesse gravement ou qu’on ne perce pas dans le foot. Cela permet de ne pas se retrouver sans rien". Il ajoute. "Par exemple, pour mes examens de janvier, le coach était vraiment derrière moi. Il a un peu allégé mes entrainements pour que je puisse me concentrer davantage sur mes études, et je pense que cela m’a été vraiment utile"

Le joueur passé par Trois-Ponts, Verviers et le Standard a déjà un contrat semi-pro et rêve de percer dans le football. Mais il garde la tête sur les épaules. Alors quelle est sa priorité ? Le foot, ou les études ?

"Je verrai bien comment l’année prochaine se profile. En fonction de comment ça évolue dans le foot, si jamais je vois que ça se passe bien, peut-être que je regarderai plutôt vers le foot et que je laisserai un peu les études de côté, en diminuant les crédits par exemple. Mais si je vois que cela ne se passe pas trop bien au foot, je me concentrerai à fond sur l’école pour pouvoir vraiment réussir la médecine", conclut-il.  

Vous l’aurez compris, nous sommes donc loin du stéréotype du footballeur bête comme ses pieds. (Nicolas Lesecque)

 








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